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27 août 2014 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Les pépiniéristes en congrès à Reims
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Le dernier numéro

Article publié le 26 décembre 2012

Parution du mois

Les pépiniéristes en congrès à Reims

Attention, il existe deux FFPV. Ne pas confondre la fédération française des professionnels du verre et la fédération française des pépiniéristes viticoles. C’est cette dernière qui a tenu à Reims sa dixième assemblée générale, fin octobre, y abordant nombre de thèmes d’actualité.

C’est un véritable congrès mêlant discours politique et conférences techniques, – sans oublier les temps forts d’échanges et de convivialité, – qui s’est tenu sur deux journées dans la cité des Sacres, pour la toute première fois. Il a été orchestré de main de maître par Jean-Michel Dumont, président du Syndicat des pépiniéristes champenois, René Goutorbe, président du GIE Plants Champagne, et leurs collègues de la région, très mobilisés. L’occasion de porter un regard sur cette activité discrète, mais dont le rôle est pourtant essentiel dans la démarche qualité du vin. C’est le premier maillon, en effet. Le point de départ d’un cycle de vie qui va durer entre 40 et 50 ans. Un «   engagement   », comme l’ont rappelé l’alsacien Gilbert Jenny, président national, et les membres du bureau de la FFPV au cours de leurs travaux. Nouvelles perspectives ouvertes par le séquençage du génome de la vigne, nouveaux cépages résistants aux maladies, pépinière viticole bio, point sur l’adhésion à la marque ENTAV-INRA, laquelle a reçu l’adhésion de nombreux professionnels depuis 2009 et permet d’avancer dans la recherche, etc. Les sujets abordés ont été nombreux, traités avec le souci de diffuser l’information la plus claire et la plus fiable possible. Mais Gilbert Jenny n’a pu s’empêcher de pousser un coup de gueule en ouvrant cette assemblée générale annuelle, à propos de la nouvelle loi de finances et du sujet brûlant de la fin des exonérations de charges pour les travailleurs occasionnels. «  Être entrepreneur en France, cela relève du sacerdoce   », a-t-il martelé en dénonçant des «  distorsions de concurrence   » et en détaillant le coût salé de l’opération pour les professionnels. «   Plus de 50 % de nos charges sont des charges de main-d’œuvre, cela va donc peser sur notre activité, sans aucun avantage pour les salariés   », renchérit Jean-Michel Dumont, décidé à relayer le problème auprès des parlementaires. Ce n’est pas le seul message ayant été transmis par le président régional lors de cet événement.

Concernant les maladies de la vigne, Jean-Michel Dumont rappelle que la Champagne est en zone protégée concernant la flavescence dorée et que la vigilance doit être totale. «  C’est une maladie de quarantaine qu’on ne peut traiter qu’en utilisant un insecticide appliqué sur des périmètres large, et il serait dommage d’avoir à y recourir alors que les vignerons champenois privilégient largement, aujourd’hui, la confusion sexuelle   », observe-t-il.

Contrôles très poussés

«   La cicadelle, vecteur de cette maladie grave, une jaunisse, pouvant entraîner des pertes de production, est présente en Champagne, mais les vignes sont indemnes de la maladie et il faut surtout éviter de laisser entrer en Champagne des plants touchés. La mise en place du système ZPd4 doit le permettre   », insiste Laurent Panigaï, responsable du volet viticulture au CIVC, peu inquiet par la tentation d’achats de plants low-cost dans la région, alors que ce phénomène se dessine ailleurs. «  En France, les contrôles sanitaires sont très poussés et nous avons un dispositif de production de plants haut de gamme, qu’il faut maintenir. Je crois que personne n’a envie de tomber dans la facilité. La volonté de garantir une production de qualité, à tous les niveaux, est là   », remarque-t-il, attentif à la relation de confiance existant entre pépiniéristes et viticulteurs. En ce sens, l’intervention de Valérie Hofstetter, chercheur à l’Agroscope de Changins, en Suisse, portant sur « l’ESCA, une maladie fongique ?   » a permis de rassurer. Beaucoup de pieds sont morts en 2012 à cause de ce syndrome d’apoplexie. «  C’est assez déroutant pour les viticulteurs car cela touche des pieds de 10 à 15 ans arrivant à pleine maturité. Le dérèglement est causé par des champignons, mais d’autres facteurs seraient en cause, difficile à tracer. Toujours est-il que selon les travaux de cette scientifique la pépinière n’est pas l’étape à l’origine de la diffusion de la maladie. Le loup n’est pas entré dans la bergerie   », conclut-il.

Philippe Schilde

En images


  • René Goutorbe, Claudy Dubois et Jean-Michel Dumont, fortement impliqués dans l’organisation du congrès, ont accueilli leurs collègues venus de toute la France.


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