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Le dernier numéro

Article publié le 20 février 2009

Parution du mois

Interview de Maxime Toubart, président du Groupe des jeunes viticulteurs

A la tête du Groupe des jeunes depuis juillet 2007, Maxime Toubart revient sur les élections que le GDJ organise cette année ainsi que sur les dossiers qui occuperont 2009.

Cette année, les administrateurs du Groupe des Jeunes vont être élus. Pourquoi avoir décidé de mettre en place un système électoral  ?

Ces élections vont permettre de donner une autre légitimité à l’action des jeunes au sein du Syndicat des vignerons. Nous serons élus par les jeunes viticulteurs champenois pour les représenter. C’est d’autant plus important que le président et un des vice-présidents du groupe des jeunes siègent de droit au Conseil d’administration du SGV et prennent part aux décisions syndicales.
Ces élections vont aussi permettre aux membres du conseil d’administration du GDJ d’être représentatifs de la diversité des vignerons, ce qui est très important  !

Pensez-vous que cela changera votre fonctionnement  ?

Non, vraiment pas. Les débats seront toujours francs et passionnés  ! Nous continuerons à essayer de nous poser les bonnes questions pour le présent et pour l’avenir de notre profession. D’ailleurs, nous avons tenu à ce que le GDJ demeure ouvert. Des «  administrateurs stagiaires  » pourront à tout moment intégrer le groupe pour participer aux débats  : ils n’auront simplement pas le droit de vote. C’est bien la preuve que nous voulons garder le même état d’esprit. Et puis, il faut savoir qu’à l’origine, les jeunes étaient déjà élus.

L’an dernier, vous évoquiez la capacité professionnelle  ; ce dossier est-il toujours d’actualité  ?

Un de nos chevaux de bataille 2009 sera bien l’accès à la profession en général, et la question de la capacité professionnelle en particulier.
Régulièrement, de jeunes vignerons nous contactent parce qu’ils sont victimes de reprise de vignes en fin de bail par des personnes non formées et pas toujours intéressées par notre métier. L’appellation d’origine contrôlée, c’est avant tout deux éléments  : un milieu naturel et un savoir-faire humain. Savoir travailler la vigne, élaborer le champagne, voire le vendre ne s’improvise pas. D’autant qu’aujourd’hui, la réglementation est de plus en plus lourde et on nous demande d’être infaillibles. On le voit à travers certains reportages télévisés. Alors, est-il normal qu’il y ait si peu de conditions pour devenir vigneron  ?
La question va se poser avec encore plus d’acuité avec l’ouverture de l’aire délimitée. Cela va offrir la possibilité à de nouveaux exploitants d’intégrer une profession et de bénéficier de l’image d’une appellation construite par plusieurs générations successives de vignerons et de négociants. Très bien. Aucun problème. L’arrivée de nouveaux venus est toujours facteur de dynamisme. Mais, ne serait-il pas normal que ces personnes apportent des garanties de leur capacité à faire face aux obligations qui incombent à une exploitation  ?

D’autres dossiers vous tiennent-ils particulièrement à cœur pour cette nouvelle année  ?

Nous avons décidé de renouveler l’expérience de l’an passé et nous retournons à la rencontre des jeunes viticulteurs en organisant nos propres assemblées régionales. C’est un moment important pour nous. Ces réunions nous permettent d’échanger avec de jeunes vignerons sur l’actualité, sur leur réalité, et ainsi de mieux les représenter.
Les trois pôles de travail (Installation, Formation, Emploi et Animation  ; Pérennité de la croissance champenoise  ; Technique et Environnement) continueront à plancher sur tous les sujets les concernant  : le nouveau parcours à l’installation aidée, la maîtrise des droits de plantation, la délimitation, le respect des accords interprofessionnels, le marché du foncier… La technique va retrouver une place prépondérante dans notre activité. N’oublions pas que la qualité est la clé de voûte de notre profession. Il sera donc question de météorologie, de produits phytosanitaires, de pratiques culturales, de pratiques alternatives, etc.
Bref, vous pouvez compter sur nous pour être présents au cœur de l’actualité syndicale… Et puis, il ne faut pas oublier notre assemblée générale prévue fin mars.

Justement, l’assemblée 2008 avait fait couler pas mal d’encre.Que pouvez-vous nous dire sur celle de 2009  ?

L’assemblée générale du GDJ a toujours été un moment important  : c’est l’occasion de présenter nos travaux, mais surtout de poser et de discuter sur un sujet de fond. Souvenez-vous en 2008  : nous nous interrogions sur l’avenir économique et sur une éventuelle crise en 2009. L’actualité nous prouve que le sujet méritait d’être abordé, malheureusement d’ailleurs  !
Pour ce qui est de notre prochaine AG, elle traitera de l’avenir de notre organisation interprofessionnelle, cœur même de notre système champenois, dans un environnement toujours plus libéral. Notre organisation a permis de construire une Champagne forte et sereine. On nous l’envie d’ailleurs souvent  ! Mais, sur fond de libéralisme, que penser de ce système  ?
J’espère que nous aurons le plaisir de vous y voir nombreux.

Bientôt les élections

2009 sera année électorale pour le Groupe des jeunes viticulteurs. Durant les assemblées régionales jeunes (avril), les viticulteurs champenois de moins de 35 ans devront choisir leurs représentants. Si vous souhaitez être candidat à un poste d’administrateur du GDJ, contactez le service EAS au 03.26.59.55.21 ou à eas sgv-champagne.fr.

Typhen Ferry

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