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Les systèmes de production durable fleurissent en Champagne

Les systèmes de production durable fleurissent en Champagne

"L'important c'est le mouvement des vignerons vers les bonnes pratiques", selon Arnaud Descotes, le directeur des services techniques du Comité Champagne.

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Pour Denis Velut, « le vignoble est en première ligne pour le dossier environnemental »

Au sein de l’interprofession, le Syndicat général des vignerons a initié dès les années 90 le tournant vers des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement. Selon Denis Velut, administrateur du SGV et coprésident de la commission technique interprofessionnelle, la Champagne doit affirmer et revendiquer collectivement son exigence d’une viticulture durable pour tous.

« La viticulture durable n’est pas une pratique nouvelle pour nous, cela fait 25 ans que l’on travaille à la réduction des doses de traitement, à la gestion de l’eau ou des effluents. Le vignoble est en première ligne pour le dossier environnemental. Il ne faut pas oublier que ce sont les vignerons qui prennent des risques sur les tracteurs. C’est pour cela que le Syndicat monte régulièrement au créneau dans les discussions interprofessionnelles pour défendre les viticulteurs et aménager le référentiel. Car une bonne mesure est une mesure comprise par tous et applicable. Il existe, certes, les doses d’homologation, mais il faut les adapter et on sait très bien qu’on peut les diminuer la plupart du temps tout en restant dans la zone d’efficacité. Et cela vaut aussi bien pour la viticulture conventionnelle que pour la bio.
 Notre but est de produire l’appellation avec une marge de sécurité tout en étant raisonnable dans l’application des traitements. Le but est de réduire les doses et utiliser les produits les moins préjudiciables à l’environnement et à l’utilisateur.
 Notre habitude en Champagne est de faire de la pédagogie pendant des années en accompagnant la plupart des vignerons. Il ne s’agit pas d’imposer des mesures coercitives. Puis, quand le plus grand nombre est convaincu, on légifère et on inscrit la pratique dans les règles de l’appellation.
On constate que le mouvement vers le durable est vraiment engagé par une majorité de vignerons qui ont commencé leur autoévaluation. Pour cela ils sont bien accompagnés et encadrés notamment dans les groupes des Chambres d’agriculture. Pour acquérir la certification, il faut produire un certain effort. Mais une fois qu’elle est obtenue, le vigneron a gagné en visibilité et en reconnaissance. D’autant plus qu’il existe maintenant un logo qui permet de revendiquer ces bonnes pratiques . Il permet   aux consommateurs de reconnaître les efforts accomplis . C’est une démarche de progrès pour tout le monde, sur laquelle il faudrait un peu plus communiquer. A titre personnel, j’ai regretté l’absence d’une opération de communication interne et externe en 2014, quand nous avions lancé le référentiel viticulture durable en Champagne. Cela aurait créé une émulation supplémentaire dans le vignoble. »