Champagne Forget-Chemin

Trois générations : de la craie au béton

Trois générations : de la craie au béton

Thierry Forget a utilisé le béton pour agrandir ses caveaux.

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La lumière jaillit au lycée d’Avize

Le récoltant-manipulant est très impliqué dans le respect de l’environnement. « Nous sommes certifiés Haute Valeur Environnementale et Viticulture Durable en Champagne », affirme avec fierté Thierry Forget. Membre du club Trésors de Champagne, il s’investit dans sa profession mais aussi dans le sport où il a une âme d’éducateur.
Son métier de vigneron n’était pas une évidence jusqu’à la troisième. « Mais lors d’une visite au lycée d’Avize, j’ai décidé de devenir viticulteur moi aussi. » Il mettra quelques années avant d’exercer puisque le proviseur lui a conseillé de suivre un cycle long, un bac scientifique. « Revenez quand vous aurez le niveau BTS », invite le chef d’établissement.
Après le bac, comme les capacités sont là, il poursuit ses études dans l’œnologie. Le diplôme en poche, il se dit que la vente est un domaine important. Il obtient alors un diplôme de troisième cycle dans une école de commerce. Ensuite, il acquiert de l’expérience professionnelle notamment dans la maison Duval-Leroy, jusqu’à ce que son père lui propose l’exploitation. « Il m’a donné les clés du jour au lendemain en me disant que désormais j’étais le chef d’exploitation. J’avais immédiatement une indépendance totale. Ce n’est pas évident au départ. En revanche, je savais qu’il était là, comme un garde-corps. Et puis, l’entreprise était saine », se souvient-il.
Une maison qu’il a su faire fructifier et qui a son succès auprès d’une clientèle fidèle, quasiment exclusivement française. « Nous avons travaillé à l’export jusqu’à 15 % des ventes. Mais j’avais de la demande de la clientèle historique, quand la crise de 1992-1993 est passée, j’ai décidé de moins livrer aux importateurs. Certains l’ont mal pris comme au Japon ou en Allemagne. Désormais l’export est à 3 ou 4 % des ventes. Mais parmi les acheteurs à la propriété, un tiers des ventes, nous comptons beaucoup d’étrangers comme des Suédois », conclut-il.