Benoît Velut

La culture au sens large

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Un parcours solide pour devenir vigneron de A à Z

« J’ai pris mon temps avant de revenir à la maison et m’adonner à ma passion pour le chardonnay, cépage roi de Montgueux », glisse Benoît avant de dérouler un parcours de formation très complet. Après un Bac S (option biologie) en lycée agricole, il s’est dirigé vers un BTS Viti œno à Beaune. « Dès l’obtention du diplôme, j’aurais pu revenir participer à la vie de l’exploitation familiale, mais n’étant pas trop mauvais dans mes études, j’ai été encouragé à aller plus loin. J’ai préparé le concours d’école d’agronomie avec pour objectif de mettre le cap sur Montpellier. Finalement, j’ai pu rejoindre la plus prestigieuse des écoles : AgroParisTech. C’est dans le cadre d’une période de césure, en deuxième année, que j’ai pu effectuer mon premier séjour à l’étranger. C’était au Pérou, avec un travail axé sur des semences d’arbres, afin de participer à la régénération de la forêt. J’y ai découvert un autre monde. Quand l’occasion s’est présentée de retourner en Amérique du Sud, je n’ai donc pas hésité. Mon stage d’œnologue s’est déroulé dans un grand domaine du Chili où j’ai découvert l’univers du vin industriel ». Son stage d’ingénieur agro le conduira cette fois dans une des grandes maisons de Cognac, chez Hennessy. « Dans ce vignoble de 180 hectares, j’ai participé à la démarche Ecophyto visant à réduire les doses d’intrants. » On sait que chez les Velut, la question environnementale est une préoccupation de longue date.
En 2011, ses diplômes en poche, Benoît a choisi d’ajouter quelques « briques » à son CV en participant à une vendange et à une vinification en Toscane avant de faire un petit crochet par le Valais en Suisse. « Là, au sein de la même exploitation, j’ai pu travailler sur treize cépages différents ! ». Enfin, pour se faire la main dans la mise en bouteille, il a bouclé la boucle, en passant par la coopérative La Chablisienne. « Au sein du Champagne Jean Velut, nous devons faire partie des dinosaures puisque nous faisons toujours tout de A à Z, y compris la mise en bouteille manuelle. Je dois être opérationnel partout », affirme Benoît, en avouant qu’il a des marges de progrès dans tout ce qui touche au machinisme. « Pour me dépatouiller avec le matériel aussi bien que mon grand-père ou mon père, je me forme sur le tas et je ne désespère pas d’y arriver. »

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