Recherche

Vin et santé, ce qu’en dit la science

Vin et santé, ce qu’en dit la science

Vous devez vous connecter à l'aide de votre identifiant et de votre mot de passe d'abonné
au magazine La Champagne Viticole pour accéder à ce contenu.
Votre identifiant et votre mot de passe vous ont été communiqués par e-mail lors de l'activation de votre abonnement à lachampagneviticole.fr.




Mot de passe oublié ?

Le champagne bon pour le cerveau ?

Régulièrement publiée depuis 2013 sur la toile, une étude britannique des universités de Reading et d’East Anglia affirmerait que la consommation de trois verres de champagne par semaine améliorerait la mémoire et préviendrait des syndromes de démence et de la maladie d’Alzheimer. Là encore il s’agit d’un raccourci plus que rapide.
L’information est devenue tellement virale sur le web que la National Health Service, l’agence de santé britannique a dû publier une mise au point sur le sujet. L’étude portait sur les effets possibles des acides phénoliques trouvés dans le champagne sur la mémoire spatiale du rat. Les chercheurs ont isolé trois groupes de rats qui ont reçu chacun pendant six semaines des doses de champagne, d’alcool et de boisson sans alcool. Il s’agissait d’évaluer avant et après ce régime leur performance à mémoriser des trajets dans un labyrinthe. Au final le « groupe champagne » a obtenu un résultat légèrement supérieur au groupe témoin sans alcool et à l’autopsie, leur hippocampe cérébral révélait des niveaux accrus de diverses protéines liées à la division des cellules et à la neuroplasticité.
Selon les chercheurs il semble que « les phénoliques plus petits tels que l’acide gallique, l’acide protocatéchique, le tyrosol, l’acide caftarique et l’acide caféique, en plus des flavonoïdes, peuvent améliorer la mémoire spatiale ». Mais l’agence précise qu’il s’agit d’une étude sur « un petit nombre de rats et les améliorations apparentes dans le groupe champagne étaient seulement significatives par rapport au groupe sans alcool (il n’y avait pas de différence significative par rapport au groupe alcool non-champagne.) Cela signifie qu’il n’y a pas de preuve formelle que ces effets résultent directement des composés phénoliques présents dans le champagne » et que l’expérience n’est pas en l’état transposable au genre humain.
Et l’agence de conclure avec humour qu’il existe des « alternatives beaucoup moins chères au champagne, comme le persil, les cacahuètes et les bleuets » pour augmenter son apport en acides phénoliques.

 

 

De la modération

Selon les organisations médicales internationales, on entend par consommation modérée l’absorption de :
– 2 verres maximum par jour pour les femmes ;
– 3 verres maximum par jour pour les hommes ;
– 4 verres maximum en une seule occasion ;
– 1 jour d’abstinence par semaine.