Témoignages

Réforme des AOC, le bilan dix ans après

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« Nous avons intégré l’obligation de qualité pour les AOC »

Trois questions à Christian Paly, président du comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées.

Quel est le principal changement induit par la réforme des AOC adoptée en 2008 ?
Elle a intégré dans la réflexion de la filière l’obligation qualitative des AOC à l’égard des marchés et des consommateurs. C’est un changement profond de philosophie. Par le passé en effet, l’AOC reposait essentiellement sur deux principes : la garantie et la protection de l’origine. Nous y avons ajouté la nécessité de qualité qui constitue une clef d’entrée incontournable sur les marchés internationaux.

En quoi a-t-elle changé le fonctionnement des institutions de gestion de la filière ?
Avant la réforme, la mission de contrôle se trouvait entre les mains des syndicats d’appellation. Il nous était régulièrement reproché d’être juge et partie. Désormais, le contrôle est exercé par des organismes extérieurs à savoir les organismes d’inspection ou les organismes certificateurs suivant les choix des appellations. Les ODG, pour leur part, participent à l’élaboration des cahiers des charges et des plans de contrôle. Enfin, l’Inao délivre les sanctions s’il y a lieu. Les organismes certificateurs ont aussi ce pouvoir de sanction.

En dépit de l’instauration des plans et dispositifs de contrôle, les fraudes persistent, comme en témoignent les scandales qui ont récemment éclaté dans plusieurs vignobles. Comment l’expliquer ?
Ce sont deux choses très différentes. La réforme de 2008 a pour vocation le respect des cahiers dont les AOC se sont dotés. Les contrôles portant sur le caractère frauduleux d’une production relèvent de la force publique. Ces contrôles sont donc complémentaires, mais opérés par des instances différentes.