Communication champagne

Au Bel ordinaire, une belle occasion

Au Bel ordinaire, une belle occasion
Les premiers visuels ont commencé à fleurir dans la presse magazine nationale et sur les abribus des grandes villes de France. Avant cela, le Syndicat général des vignerons avait organisé, avec le concours de l’agence M&C Saatchi GAD, une soirée de présentation pour les médias et influenceurs à Paris, au Bel ordinaire.

A la fois épicerie, table d’hôtes et cave, le Bel ordinaire de Sébastien Demorand (journaliste, spécialiste de la gastronomie) tombait à point nommé pour résonner avec la nouvelle campagne de communication lancée par le SGV : “Le champagne exceptionnel, mais pas exceptionnellement.”

Et pour souligner le joli livre-objet* sorti pour l’occasion, dix recettes – qui n’en sont pas mais que l’on peut refaire à la maison – étaient jouées “en live” par leurs dix jeunes chefs auteurs, valeurs montantes à la tête de restaurants français en vogue chez les millennials, la cible visée par le plan de communication.

“Qui sont les premiers consommateurs de champagne au monde ?”, interroge Antoine Gerbelle dans la préface du livre… “C’est la France (…) Huit Français sur dix dégustent les bulles du roi.” On pourrait avoir tendance à l’oublier…

Radis, poireaux, sardines, cochon de lait, komatsuna, aile de raie, œuf mayonnaise, turbot, œufs de truite, calamars, houmous, foies de volaille, choux de Bruxelles… Et les épices, légumes et condiments mariés pour revisiter des accords mets et champagnes loin des décors classiques qui collent à la peau du vin des rois.

“Comment ramener le vin de champagne au centre du village et en faire de nouveau un produit de consommation courant, normal, décomplexé, joyeux, agréable ?” Ainsi Sébastien Demorand a-t-il faussement questionné.

A voir les mines des convives, au fil des champagnes de vignerons accordés aux plats servis façon pique-nique, l’état d’esprit du plan de communication faisait déjà contagion : le champagne, réservé à toutes les occasions.


* Le Champagne, dix façons de l’accompagner, Sébastien Demorand et Antoine Gerbelle, Les Éditions de l’Épure.

Trois questions à… Antoine Gerbelle
“On peut faire l’effort d’aller chercher de bons champagnes accessibles”

Pourquoi vous êtes-vous impliqué dans l’écriture du livre Le Champagne, dix façons de l’accompagner ?
J’ai souvent vu dans ma carrière que le Syndicat général des vignerons de la Champagne avait du rebond, du répondant. C’est dans leurs murs que j’ai pu réaliser de grandes dégustations à l’aveugle, ce qui se pratiquait peu. Le champagne, c’est compliqué, parce que c’est à la fois le vin que l’on boit le plus facilement, et qui est le plus complexe à déguster. Quand le SGV a dit “Allez, on remet le champagne au quotidien”, je me suis senti concerné.

Maxime Toubart, président du SGV, avec Antoine Gerbelle.

Pourquoi concerné ?
Parce que j’en bois presque tous les jours, et pas des champagnes à 100€ ! Ce n’est pas facile, mais on peut trouver des bouteilles accessibles. Quand j’entends des clients dans des restaurants dire qu’ils ne prennent pas de champagne, parce que c’est trop cher, mais qu’ils se lâchent sur des bordeaux ou bourgognes, j’ai envie de leur dire qu’ils se trompent. Cette démarche du SGV est géniale : il ne s’agit pas d’en faire un produit commun, mais un produit dans l’air du temps : on fait l’effort d’aller chercher de bons légumes chez un maraîcher ou sur le marché, on fait l’effort d’aller acheter de belles pièces de viande chez le boucher, faisons l’effort pour aller chercher de bons champagnes.

N’y a-t-il pas un risque de décalage avec l’image habituelle du champagne, réservé aux moments d’exception ?
Avec le champagne, beaucoup rêvent d’inaccessible, et certaines maisons de champagne entretiennent cette image de luxe et c’est un marché, depuis très longtemps. Mais le champagne, c’est aussi un produit très terrien, vrai, les pieds sur terre.