Lydia et Claude Bourguignon

Mieux connaître les sols pour mieux révéler les terroirs

Mieux connaître les sols pour mieux révéler les terroirs

© Gutner

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Le Lams, laboratoire analyses microbiologiques sols

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Le Lams a été fondé par Lydia Gabucci Bourguignon, maître ès sciences, technicienne en œnologie et Claude Bourguignon, ingénieur agronome et docteur ès sciences en microbiologie du sol.
Depuis quelques années, leur fils Emmanuel les a rejoints au sein du Lams. Il est lui aussi docteur ès sciences en microbiologie et écologie du sol, technicien en œnologie.
Le Lams compte également un technicien de laboratoire et une secrétaire.
Le Lams est un laboratoire indépendant au service des agriculteurs, vignerons, terrains sportifs, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, associations et collectivités locales. A partir d’analyses effectuées en laboratoire des paramètres physiques, chimiques et biologiques d’échantillons de sol prélevés sur le terrain, le Lams fournit un conseil sur la gestion des sols afin d’aider ses clients à mettre en valeur leur sol de façon durable tout en préservant l’environnement.

Préceptes

Lydia et Claude Bourguignon ont développé des techniques biologiques qui permettent aux sols de devenir plus actifs et plus riches en organismes vivants et en biodiversité. Ils prônent des pratiques agricoles qui consistent à cultiver le sol sans l’éroder et contestent le concept de sol comme seul support inerte. Claude Bourguignon estime que le sol contient 80 % de la biomasse de la planète et qu’il ne nécessite ni engrais, ni pesticides.
En agriculture, ils recommandent par exemple de remplacer la culture du maïs, trop consommatrice d’eau et peu adaptée au climat européen, par celle du sorgho.
Ils conseillent le retour aux haies et à une agriculture agro-sylvo-pastorale et proposent l’ajout de bois raméal fragmenté, qui permet la réintroduction des champignons, dans le processus de régénérescence des sols « morts ».

La fermentation, exhausteur de terroir

Lydia et Claude Bourguignon se sont particulièrement intéressés aux produits agricoles fermentés, comme la vigne pour le vin ou encore le blé pour le pain. « Nous nous sommes rendu compte à force de creuser des trous, que quand un sol est vivant, que les racines sont là où elles doivent être, que la fermentation va améliorer le goût du terroir. Il n’y a qu’à goûter des raisins : il sera très, très difficile de dire s’ils viennent d’une vigne qui pousse sur du calcaire ou sur de l’argile. Une fois pressés et fermentés, on sait reconnaître le sol. C’est quand même une chose étonnante. Je pense que c’est pour cela qu’on associe au terroir certains produits comme le vin. Ou le cidre : on distingue un terroir pour le cidre, mais pas pour la pomme. C’est vrai aussi pour le saucisson. »