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La confusion sexuelle a toujours le vent en poupe

La confusion sexuelle a toujours le vent en poupe

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Mardeuil et Cormicy se lancent dans la confusion sexuelle

Quelque 40 hectares sur les 189 que compte la commune de Mardeuil vont pour la première fois être traités grâce à la technique de la confusion sexuelle. Un impératif selon Christophe Tanneux, le président de la section locale, compte tenu des pressions sociétales en faveur de la préservation de l’environnement. « A l’avenir, la possibilité d’employer des insecticides va se réduire et nous n’aurons plus trop le choix pour traiter le ver de la grappe. » Selon lui, il est nécessaire que les vignerons montrent leur « bonne volonté à la population en mettant les moyens pour ne pas utiliser d’insecticides. Ceux qui vendent du champagne le savent bien, la clientèle exige de plus en plus des produits qui respectent l’environnement », estime-t-il. Un bémol cependant : le prix de la technique qui est supérieur à celui des insecticides. « 95 % des viticulteurs qui ne veulent pas de la confusion sexuelle refusent en raison du prix », selon le vigneron.
« On commence petit mais on espère augmenter l’année prochaine la participation des vignerons, mais le problème c’est que nous avons un taux de non-réponse de près de 50 % . On passe du temps à les relancer mais l’information va continuer à circuler », souligne Christophe Tanneux.
A Cormicy, 100 % de la surface viticole, soit 55 hectares, seront sous le régime de la confusion sexuelle. « j’ai réussi à avoir l’ensemble des vignerons du village, se réjouit Benoît Barizet, président de la section locale. Un travail de relance et d’information mais avec les notions de viticulture durable qui s’imposent de plus en plus, ce genre de techniques respectueuses de l’environnement va devenir la règle. » Le président a même demandé à la firme BASF qui élabore les racks de phéromones de lui fabriquer des panneaux indiquant « Commune sans insecticide » qu’il compte bien afficher autour de Cormicy.
« Il est vrai que le prix peut être un frein, remarque-t-il par ailleurs, mais ceux qui s’orientent vers la viticulture durable tirent l’ensemble vers les bonnes pratiques. »
Le 4 avril, ils seront une trentaine de vignerons à poser les racks pendant une demi-journée dans une ambiance de travail festive.