Vendange 2016

Un volume de 10 800 kilos à l’hectare

Réunis le 20 juillet au Comité Champagne, les représentants du Syndicat général des vignerons et de l’Union des maisons de Champagne se sont accordés sur un volume commercialisable à la vendange 2016 de 10 800 kilos/hectare, en hausse de 2,86% par rapport à 2015.

vendange 2015

Le rendement disponible de la vendange fraîche sera de 9 700 kilos à l’hectare et par ailleurs 1 100 kilos par hectare pourront être sortis de la réserve champagne le 1er février 2017.
La mise en réserve (blocage) a été établie au maximum à 3 100 kg/ha, en fonction du niveau de réserve du récoltant avant la vendange 2016. Le paiement du 5 décembre correspondra à 2 700 kg/ha (sous réserve que la récolte globale 2016 du viticulteur soit d’au moins 2 700 kg/ha) et le reste dû (vendange fraîche + déblocage pour insuffisance de récolte et déblocage collectif) sera réparti par tiers sur les trois échéances restantes.
Les autres mesures de vendange (degré, taux de rebêches…) seront arrêtées le 5 septembre 2016.
« C’est une décision qui est sage, modérément optimiste et prudente. Aujourd’hui même si le marché national connaît des difficultés, les marchés internationaux vont bien et il faut en tenir compte. La réflexion a porté également sur les rendements agronomiques et compte tenu de l’état sanitaire du vignoble nous avons décidé ce déblocage de 1 100 kilos », a expliqué Maxime Toubart, le président du SGV.
Comme chaque année les rendements sont déterminés en regard du contexte économique et des perspectives d’évolution du marché. Au premier semestre, les expéditions de champagne sont en croissance de plus 1% par rapport au premier semestre de l’année dernière, et de plus de 2% sur les douze derniers mois. Le marché français reste en légère baisse (-1%) et le grand export continue de tirer la croissance du champagne (+9%) plus encore que l’Union Européenne (+5%).
Selon le Comité Champagne, le début de la cueillette pourrait se situer autour du 15 septembre alors que le vignoble est soumis depuis le printemps à des conditions météorologiques particulièrement défavorables.
Fin avril, des épisodes de gel ont touché près d’un quart de l’aire d’appellation champagne ; les bourgeons sont entièrement détruits dans 14% du vignoble. Au printemps, pluies, averses de grêle et orages se succèdent ; en fonction des secteurs, la pluviométrie dépasse de deux à trois fois la moyenne observée depuis 20 ans. La floraison se termine fin juin, avec une dizaine de jours de retard par rapport à 2015. La vigne a subi des dégâts : les conséquences du gel et la forte pression du mildiou devraient affecter le volume disponible à la vendange mais les conditions météorologiques des prochaines semaines seront déterminantes pour sa qualité.