Oriane Carreau

L’atout gagnant pour le développement

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Cap sur l’export

A titre d’exemple, on trouve le champagne Lionel Carreau dans les rayons de Mark & Spencer en Grande-Bretagne, « avec une belle valorisation à la clé », affirme Oriane, désireuse d’aller porter la marque plus loin, avec toujours plus de bouteilles expédiées. « On sait tous que le marché français s’essouffle et qu’il faut gagner des marchés sur d’autres continents pour se développer. Nous avons attaqué l’Asie avec de beaux projets en cours. Des conteneurs sont déjà partis, c’est encourageant », se réjouit-elle. Avec son père, elle a reçu l’importateur asiatique sur l’exploitation pour lui faire découvrir l’intégralité des installations et des moyens humains (trois personnes à temps plein). Il est passé de la cuverie à la salle d’habillage et a pu voir le matériel utilisé dans les vignes. « Il faut jouer la transparence la plus totale, monter nos vignes, nos outils et nos stocks et ne pas faire croire que l’on aura la réactivité et les volumes de production des grandes maisons. Nous travaillons à notre échelle, avec des cuvées ayant de la typicité et il nous faut fournir des explications précises aux acheteurs pour faire nos ambassadeurs. S’ils apprécient nos produits, ils sont plus enclins à nous référencer et à surtout partager leurs connaissances acquises sur nos vins avec les consommateurs dans leur pays. » Oriane Carreau entend toujours jouer carte sur table.

Les vieilles vignes ont de l’avenir

Une cinquième cuvée va devoir se trouver une petite place sur l’élégante plaquette qui met en avant les productions de la maison auboise, faisant ressortir les assemblages choisis pour exprimer au mieux le caractère de ce secteur de la Côte des Bar. Il s’agit cette fois d’un… 100 % pinot noir dont les raisins proviennent de vieilles vignes âgées de 50 ans et plus. « Fruit d’un travail parcellaire, notre Blanc de Noirs vieilles vignes, provient d’une parcelle plantée et bichonnée par le papy Henri. On y trouve de beaux gros ceps qui donnent bien. Avec papa, pour élaborer ce vin, nous avons puisé dans nos racines tout en nous inscrivant dans la modernité », lance Oriane, heureuse de cette symbiose. Elle n’hésite pas à vanter les caractéristiques d’une autre cuvée née avant son arrivée et qui fleure bon le terroir de Celles-sur-Ource : Préembulles. « Nous avons la chance que nos prédécesseurs aient conservé des vignes plantées en Pinot Blanc Vrai, lequel vient apporter sa touche de fraîcheur et son peps à cette cuvée très identitaire. »

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