Dominique Moncomble

Protéger et servir le vignoble

Protéger et servir le vignoble

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Du raisonné au durable

En 1991, l’interprofession lance un programme d’actions pour une viticulture respectueuse de l’environnement. Une ébauche de ce que sera le premier référentiel pour une viticulture raisonnée, élaboré par les équipes de Dominique Moncomble en 2001.
Le CIVC subventionne alors la création d’aires de stockage des aignes et l’aménagement d’équipements collectifs pour améliorer la protection de l’environnement, tandis que les vignerons sont incités à une modification de leurs pratiques agricoles pour réduire les intrants, augmenter la biodiversité et protéger les ressources hydriques.
Un bilan carbone est lancé en 2003 et sept ans plus tard, la Champagne allège sa bouteille de 65 grammes, soit l’équivalent de 8 000 tonnes de CO2 par an.
En 2012, le CIVC réalise une étude stratégique sur l’avenir de la Champagne et sort un nouveau guide « Construction durable en Champagne »  avant de publier en 2014 le référentiel « Viticulture durable », avec la certification individuelle qui s’appuie sur un autodiagnostic pour tenter de se conformer aux 125 engagements répartis en 8 chapitres. Lesquels englobent les thématiques de réduction des intrants, préservation de la biodiversité et des paysages, gestion de l’eau et des déchets ou encore la consommation énergétique.

La création variétale en Champagne

Dernier dossier porté par Dominique Moncomble, le programme de création de nouveaux cépages a été initié dès les années 2000 par l’Inra avec le programme ResDur pour développer des nouvelles variétés possédant à la fois une résistance efficace et durable aux maladies et conférant de bonnes aptitudes culturales à la plante et une bonne qualité organoleptique au vin.
La Champagne a rejoint ce programme ResDur en 2010, avec une première série de variétés, plantée dans un vignoble expérimental en 2011 et 2012, qui est en cours d’évaluation. Une deuxième série a été implantée en 2015 et 2016 dans les différents vignobles expérimentaux de l’interprofession champenoise dans le cadre d’un programme de création variétale étalé sur une quinzaine d’années. Pour limiter le risque de contournement des maladies, chaque variété retenue devra cumuler au moins deux gènes de résistance à l’oïdium et au mildiou. Il s’agira également de sélectionner des espèces à la maturation plus tardive pour répondre aux changements climatiques à long terme. En parallèle, des recherches seront effectuées sur des cépages plus rustiques et plus acides dotés d’un cycle végétatif plus long tels le petit meslier ou l’arbane, autorisés dans notre appellation.
En tout, la Champagne escompte quatre ou cinq nouveaux cépages qui donneront des raisins noirs ou blancs à jus blanc dont les premiers génotypes seront testés à l’horizon 2030. Tout au long de l’expérimentation, des dégustations à plusieurs stades de vinification et sur plusieurs années seront opérées. Chaque nouvelle variété sera comparée à une variété existant en Champagne, comme le chardonnay par exemple. Ce sera alors aux professionnels champenois de décider si un nouveau cépage est typique ou pas et s’il mérite ou pas de faire partie de l’encépagement. En cas de consensus, son inscription au cahier des charges de l’appellation Champagne sera demandée à l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).

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