Assemblée générale SGV - Rapport d'orientation

Regarder les choses telles qu’elles sont et les accepter

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Une AG « comme à la télé »

Assemblée générale du SGV

Environ 500 personnes ont assisté vendredi 7 avril à l’assemblée générale du Syndicat général des vignerons de la Champagne, délocalisée à Reims, au Centre des congrès.
Sur la forme comme sur le fond, le grand rendez-vous 2017 du SGV a marqué les esprits. Dynamisée par une approche télévisuelle, cette assemblée générale « SGV News » a enchaîné les éléments statutaires (rapports d’activité, financier et d’orientation) comme les programmes d’une chaîne de télévision d’information en continu.
Il y avait même l’émission de débat : après la prise de parole de Jean-David Levitte, grand témoin de cette assemblée générale, Ambassadeur de France et Membre de l’Institut, une table ronde réunissant ce dernier, Bernard Farges, président d’Efow et de la Cnaoc, Jean-Bernard de Larquier, président du BNIC (bureau national interprofessionnel du cognac) et Maxime Toubart, président du SGV Champagne, a permis d’illustrer la thématique retenue : « Nouvelle donne mondiale : quels enjeux pour le champagne ? » Les représentants des institutions ont expliqué avec précision aux vignerons présents le rôle de lobby qu’elles remplissaient auprès des pouvoirs publics, à Paris comme à Bruxelles.
Jean-David Levitte, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, a réaffirmé la nécessité de défendre l’appellation outre-Atlantique, en espérant, avec optimisme, que sa reconnaissance finisse par aboutir. « Si les Américains buvaient autant de champagne que les Britanniques, vous vendriez 60 millions de bouteilles de plus chaque année », s’est-il réjoui.

Un projet collectif pour construire les futurs accords interprofessionnels
Maxime Toubart a conclu son rapport d’orientation en ouvrant un dernier chantier, « et non des moindres », concernant le début du travail autour du renouvellement des accords interprofessionnels. « Les accords actuels arriveront à échéance après la vendange 2018, mais dès cette année, nous savons que les discussions vont s’ouvrir. Nous avons un projet syndical à construire, projet qui doit regrouper et être porté par toutes les composantes du vignoble. »

Réactions

Remi Malgras, président de la section locale de Courthiézy
« C’était une très belle assemblée générale avec des débats très intéressants. C’est très bien d’avoir invité des personnalités d’autres régions viticoles, cela nous éclaire sur les problématiques communes et les façons différentes de les résoudre. Au sujet du projet de communication développé par le président, je pense qu’il est souhaité par le plus grand nombre. Cela fait dix ans que nous pensons qu’il faut investir dans la communication quitte à augmenter provisoirement les cotisations. »

Aurélien Gabriel, président de la section locale d’Avenay-Val-d’Or
« C’est une bonne idée de faire l’assemblée dans une autre ville qu’Epernay. J’ai trouvé les débats très clairs avec des thématiques qui répondaient bien aux questions qui ont pu être soulevées en section locale. On constate que le vignoble baisse et que cela ne s’arrange pas au fil des années, mais je trouve qu’il y a une bonne prise de conscience de la situation avec une remise en cause et une dynamique affichée pour redresser la barre. On cherche des solutions autour de l’œnotourisme et autour de nouveaux outils de communication, il faut se donner des moyens pour réussir et s’il faut débloquer des fonds, il faudra le faire, nous n’avons pas trop le choix. Il faut faire cet effort. Et ce sera toujours plus efficace collectivement qu’individuellement. »

Pierre Dumont, viticulteur à Champignol-lez-Mondeville (10), membre de la délégation des employeurs
« C’était une belle assemblée générale autant sur la forme que sur le fond. Changer les habitudes en allant à Reims c’est plutôt bien et j’espère qu’un jour cela se passera à Troyes. C’était très vivant et créatif, ce qui a rendu le moment digeste. Tous les thèmes majeurs ont été abordés, il y a avait de la matière et en même temps c’était synthétique. Sur le fond on a senti une volonté d’aborder autrement les thématiques. Cela dénote de la part du Syndicat de la clairvoyance avec une responsabilisation collective et la volonté de construire l’avenir. Un seul regret, le manque de débat avec la salle, mais ce n’est jamais facile pour le public de prendre la parole dans une assemblée générale de cette taille. »