Table ronde avec la Délégation des employeurs

Travail, formation, santé… Vive la viticulture durable !

Travail, formation, santé…  Vive la viticulture durable !

De gauche à droite : Benoît Déhu, Maxime Harlin, Emmanuel Fourny, Thomas Mineur, Tony Verbicaro.

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Pas plus d’absentéisme…

Quelques questions émanent des employeurs présents dans la salle : « Les employeurs n’ont-ils pas besoin de formation managériale ? » Thomas Mineur : « Il en existe déjà… » Maxime Harlin : « Oui, il faut nous apprendre à manager. » Emmanuel Fourny : « C’est valable lorsque l’on a affaire à un groupe. Quand nous avons quelques salariés notre implication personnelle doit les inciter naturellement à nous suivre. »

« Comment faire lorsque la situation exige qu’un salarié travaille le dimanche ? Qu’en dit son épouse ? » Emmanuel Fourny : « S’il faut travailler le samedi, on peut le demander aux salariés. Si c’est le dimanche… c’est pour l’employeur. Mais c’est surtout une question d’organisation. » Benoît Déhu : « Cela peut être une contrainte, effectivement. Il ne faut pas abuser. Mais ça n’a pas été un frein pour mon exploitation. »

« Ces nouvelles pratiques sont-elles plus dures pour les organismes et engendrent-elles une augmentation des arrêts de travail ? » Maxime Harlin : « On travaille dans un environnement plus sain. C’est un peu plus physique, c’est vrai. Mais on taille plus haut, on a moins mal au dos… Et la certification en viticulture durable prévoit de faire le point sur les choses à améliorer. » Benoît Déhu : « J’ai surtout dit à mes salariés que l’on n’allait plus utiliser certains produits néfastes à la santé. Mais je ne note pas de cause à effet entre nouvelles pratiques culturales et absentéisme. » Emmanuel Fourny : « Je ne constate pas plus d’absentéisme. Comme il y a davantage d’implication personnelle, le programme de travail est moins rébarbatif, et ça joue. Et puis l’usage du sécateur électrique me semble une évidence et facilite le travail… »

Les participants

Animée par Tony Verbicaro, rédacteur en chef de La Champagne Viticole, cette table ronde rassemblait trois vignerons et un membre de la Chambre d’agriculture de la Marne :

  • Benoît Déhu, viticulteur à Fossoy, administrateur de la Délégation des employeurs, pratique la viticulture raisonnée sur son exploitation depuis de longues années, et le travail du sol depuis dix ans ;
  • Maxime Harlin, viticulteur à Mareuil-le-Port, membre du Groupe des Jeunes Vignerons de la Champagne, dont l’exploitation est engagée en Haute Valeur Environnementale depuis 2016 et certifiée Viticulture Durable en Champagne ;
  • Emmanuel Fourny, viticulteur à Vertus, pratique le travail du sol depuis huit ans ; la certification Haute Valeur Environnementale niveau 3 est en cours sur son exploitation ;
  • Thomas Mineur, spécialiste des certifications environnementales à la Chambre d’agriculture.