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Les modélisations numériques de Celsius, un degré de plus dans l’échelle de l’innovation

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Le rosé des Riceys, lui, affectionne la chaleur

Alain Pailley : « L’état sanitaire, ici comme ailleurs, doit rester la priorité. »

« Sous notre latitude, aux Riceys, plus le degré est élevé au moment de la récolte et plus c’est intéressant pour l’élaboration de notre vin rosé. S’ajoute à cela une maturité phénolique qui nous procure une belle couleur, même si, c’est bien connu, nous recherchons avant tout le goût pour le rosé des Riceys. » Pour le champagne, c’est bien différent, mais pour ce fameux rosé, Alain Pailley, chef de cave d’Alexandre Bonnet, se féliciterait presque des températures qui s’annoncent plus élevées avec une récolte plus précoce en 2018. « Il est préférable de vinifier un rosé des Riceys à 12,5° plutôt qu’à 10,5°. Et, récolter quand il fait chaud, c’est un réel avantage car nous avons besoin de lancer la fermentation très rapidement. Il faut que les levures démarrent tout de suite », précise-t-il en rappelant que « l’état sanitaire », ici comme ailleurs, doit « rester la priorité ». N’allez pas croire toutefois qu’il voit d’un bon œil le réchauffement en cours, c’est tout le contraire. Il mesure les effets du dérèglement climatique sur l’agriculture en général et la viticulture en particulier.

Ph.S.