Cheval ardennais dans les vignes

Une journée pour promouvoir et sensibiliser

Une journée pour promouvoir et sensibiliser

Jerôme De Juriew (société Un Trait d’Avance) mène la jument au cordeau.

Samedi 6 octobre, le Champagne Waris-Larmandier accueillait la première journée professionnelle consacrée au cheval ardennais, utilisé notamment pour le travail dans la vigne. L’occasion d’échanger avec les professionnels sur cette race menacée. Les naissances ont diminué de moitié en dix ans.

Jacques Pougeoise, bientôt 90 ans, se souvient avoir travaillé la vigne avec un cheval : « J’avais 15 ans et toutes les exploitations en possédait un. »

Le cheval de trait ardennais, trapu, près du sol, puissant et au caractère conciliant est très respecté pour son travail. Jerôme De Juriew sait bien l’expliquer, lui qui arpente les coteaux champenois, à la demande de vignerons et maisons, pour travailler dans la vigne avec ses partenaires à quatre pattes. Exemple fut encore donné de l’efficacité de ces chevaux racés, samedi 6 octobre, dans une parcelle du Champagne Waris-Larmandier. Avec ses juments Fara et Déesse, Jérôme assurait une démonstration de griffage devant un public composé notamment d’éleveurs, de charretiers et vignerons.

Dynamiser l’élevage

Cette première journée professionnelle consacrée au cheval ardennais avait plusieurs objectifs, comme le rappelait le président de la fédération des chevaux de trait du Grand Est, Marc Bardin : « Promouvoir la plus ancienne race de chevaux de trait d’Europe (Ndlr : déjà mentionnée dans l’Antiquité), encourager la conservation de ce patrimoine, dynamiser l’élevage pour enrayer la forte chute des naissances, 1000 l’année 2010, 500 en 2017… ».

Sur le terrain mais aussi lors d’un buffet suivi de conférences, la fédération et le conseil des chevaux du Grand Est, partenaires dans cette action de sensibilisation, ont pu longuement échanger sur le potentiel d’utilisation de ces animaux attachants. Pour les travaux agricoles, le débardage, les loisirs (oenotourisme) et bien sûr dans la vigne (buttage, griffage, décavaillonnage, interceps, avec tassement limité et adaptabilité aux terrains en fort dévers). La famille Waris-Larmandier, notamment par la voix de Jean-Philippe, expliquait son choix de la biodynamie et le travail écologique que permet le cheval. Une journée instructive dans un bon esprit d’échanges.

www.cheval-ardennais.fr

www.conseilchevauxgrandest.fr

www.waris-larmandier.com