Destins croisés du champagne et du cognac

Des parcours de réussite proches et éloignés à la fois

Des parcours de réussite proches et éloignés à la fois

Viola Lamani et Aurélie Ringeval-Deluze. ©Philippe Schilde

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Opérateurs : le grand écart

C’est au niveau des opérateurs présents en Champagne et dans le Cognaçais que les différences sont les plus significatives. Hormis un nombre de négociants assez proche de part et d’autre (279 sur Cognac et 320 en Champagne), les écarts sont énormes en ce qui concerne le nombre d’exploitations (4 300 sur Cognac et 15 700 en Champagne) et celui de coopératives (4 contre 145 coopératives, dont un bon tiers commercialisent sous leurs propres marques en Champagne).

« Ici, les coopératives forment un contrepoids vis-à-vis des maisons et leur rôle est appelé à évoluer encore dans le paysage champenois », considère Aurélie Ringeval-Deluze, laquelle a été responsable de l’Observatoire économique du Comité Champagne entre 2006 et 2009. Enfin, le phénomène de concentration est bien supérieur sur Cognac qu’en Champagne : « Dans les Charentes, les quatre principaux opérateurs réalisent 90 % des volumes et génèrent 80 % de la valeur. En Champagne, les quatre premières maisons expédient 37 % des volumes pour 51 % du chiffre d’affaires réalisé », concluent les deux économistes en signalant au passage l’absence de contrats pluriannuels encadrés sur Cognac. « Toutefois, on commence à entendre parler d’une possible mise en place de tels accords interprofessionnels… »