Saint Vincent

Troyes, pétillante de fraternité champenoise

Troyes, pétillante de fraternité champenoise

Les 90 confréries de la Champagne ont illustré une mobilisation très forte de la grande famille champenoise. © Michel Jolyot

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Pouillon accueille 4 communes du Massif de Saint-Thierry

C’est la coutume depuis de nombreuses années. Cinq communes du Massif de Saint-Thierry accueillent à tour de rôle la Saint-Vincent dans cette région qui forme un arc de cercle à l’ouest de Reims. Après Merfy l’an passé, Pouillon a organisé la fête à laquelle ont participé les villages de Villers-Franqueux, Saint-Thierry, Merfy et Thil. Le cortège est parti du pressoir d’Adrien Simon, le détenteur du bâton, pour se rendre jusqu’à l’église  Saint-Gorgon où la messe a été célébrée par le curé de la cathédrale de Reims. Les bâtons de Pouillon et de la coopérative des Six Coteaux figuraient en tête du défilé qui s’est engouffré avec plaisir dans l’édifice religieux, heureusement chauffé en ce 22 janvier glacial. Près de deux cents personnes ont assisté à la messe au cours de laquelle l’abbé Laurent a rappelé l’importance de cette célébration « qui est un remerciement envers la nature. »

La neige était tombée en abondance lorsque les participants ont quitté l’église pour se rendre à la salle des fêtes et assister au vin d’honneur et à la remise de diplôme à deux jeunes vignerons de Pouillon, Matthieu Milet et Pierrick Rosiez. Patrick Cuillier, le président de la section locale du SGV, a rappelé que la profession bougeait et qu’une grosse révolution s’opérait dans la profession. « Elle va métamorphoser notre paysage viticole », a-t-il commenté.

J.B.

Heureux aussi à Rilly

Le 19 janvier, les membres du Comité Saint-Vincent de Rilly-la-Montagne ont célébré le saint patron en jubilant et criant de joie. Les présidents, cette année Séverine et Aymeric Couvreur (Champagne Martial-Couvreur) ont reçu en début d’après-midi les participants pour un verre de l’amitié, puis tous se sont rassemblés en cortège jusqu’à l’église avec en première ligne les porteurs de la bannière du village et du bâton, meneurs de la procession. Suivaient la bénédiction de la brioche et du vin par le père Collignon, sous la protection de saint Vincent, le vin d’honneur puis le bal teinté de sonorités de jazz et d’une tombola. L’occasion de rappeler cette excellente année 2018 et les projets de la commune.

L.A.

La Saint-Vincent aujourd’hui, désuet ou d’actualité ?

Lors de la dernière conférence des Rendez-vous de Bacchus organisée par l’Institut Georges Chappaz, le 15 janvier à Reims, les intervenants, Patrick Boivin, secrétaire général de l’archiconfrérie Saint-Vincent et Benoît Verdier, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Reims, sont revenus sur cette fête encore largement célébrée aujourd’hui.

Au lancement du magazine syndical des vignerons le 22 janvier 1909, la médiatisation de cette fête vigneronne dans les pages de La Champagne Viticole reste très anecdotique, relate Benoît Verdier, qui a concentré ses recherches sur les numéros du magazine depuis sa création. Elle s’intensifie à partir des années 1990, lorsque l’archiconfrérie se réorganise et fait de la Saint-Vincent un rassemblement à part entière. Il est utile alors de rappeler que la quadrichromie (l’utilisation de photos couleur) n’a pas toujours existé et que le format magazine de La Champagne Viticole est apparu bien plus tard. Outre la médiatisation, il n’en reste pas moins une forte mobilisation dans les villages qui s’attellent à faire vivre cette tradition, l’idée étant de se rassembler les uns les autres. « Nous ne sommes pas dans une logique de représentation », ajoute Patrick Boivin, « la Saint-Vincent est une façon de remercier le saint patron et d’unir les vignerons, il n’y a pas de volonté d’en faire une image commerciale ou sensationnelle. »  Et d’ajouter : « Il faut garder en tête que cette fête est avant tout tournée vers la profession, c’est un lien social et solidaire qui vit et renaît grâce à l’arrivée de la nouvelle génération. »

L.A.

Venus de loin jusqu’au Mesnil !

Le 22 janvier, vêtus de leur élégante tenue d’apparat, les Chevaliers de l’Arc du Mesnil-sur-Oger ont officié le 27e chapitre de la Saint-Vincent, en présence d’une nombreuse assistance dont des Japonais, Allemands, Anglais et Italiens. Depuis l’an dernier, Gilles Marguet est devenu le nouveau président de cette confrérie, succédant à François Peters qui a oeuvré pendant plusieurs décennies. Cette année, les invités d’honneur de cette journée festive étaient Philippe Baijot, PDG des champagnes Lanson et Jean-Luc Barbier, président du conseil scientifique de la mission UNESCO, entourés de nombreuses autres personnalités dont certaines ont été intronisées au sein de la confrérie. La cérémonie religieuse fut célébrée par Mgr Touvet, évêque de Châlons-en-Champagne. Deux nouveaux membres ont été adoubés la veille de la Saint-Vincent : Laurent Solor et Etienne Amillet, portant à 14 le nombre de chevaliers.

M.H.