Champagne Couvent Fils

Les époux Monnin cultivent avec passion leur jardin secret

Les époux Monnin cultivent avec passion leur  jardin secret

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Si l’histoire de Sylvie et Gérard m’était contée…

On parle de plus en plus des accords mets-vins en champagne. On ne fait pas qu’en parler, on les suscite et on les pratique autant que possible. Pour leur part, Sylvie et Gérard Couvent ont depuis longtemps réalisé l’accord parfait du champagne et du comté. Il faut dire qu’elle est Champenoise et qu’il est Franc-Comtois. Les dégustations proposées à leurs visiteurs font naturellement la part belle au célèbre vin AOC et au fameux fromage AOP. Pour faire fondre de plaisir les gastronomes français et étrangers de passage, le couple débouche régulièrement de précieux millésimes (le 2006 ou le 2014, par exemple), car assez « typés », remarquent-ils.

Sylvie assure que ces accords laissent « d’incroyables souvenirs » dans les mémoires. « On est sur des notes de crémeux et de fruité, rehaussées par un goût de noisette », révèle Gérard en quête de belles harmonies. Originaire de Les Combes — commune située à deux pas d’une localité bien connue pour ses saucisses, Morteau —, il retourne très régulièrement sur ses terres d’origine, pour aller voir sa maman. A chaque fois, il en profite pour s’approvisionner dans une fromagerie franc-comtoise dont il connaît les secrets de fabrication. Son nez est affûté pour identifier les subtilités du comté autant que peut l’être son palais pour apprécier le champagne dans la diversité de ses bulles. Même s’il est arrivé sur le tard en Champagne, il est devenu un vrai Franc-Champenois !

Dans l’œnotourisme dès 2005

Portrait de Sylvie et Gérard Monnin du Champagne Couvent fils a Trelou dans la Vallee de la Marne.« Nous voyageons à travers les personnes que nous recevons dans notre gîte. Elles viennent d’Australie, des Etats-Unis, du Brésil, du Canada et d’un peu partout… », rapporte Sylvie Monnin, laquelle aimerait bien pouvoir répondre aux invitations quelques fois formulées par ces visiteurs. Un séjour au Costa Rica ne lui déplairait pas. Mais il y a un mais… Gérard ne veut pas se laisser embarquer dans de telles aventures parce qu’il lui faudrait prendre l’avion et que ce mode de transport alourdirait copieusement son « bilan carbone ». Pour ne pas désespérer son épouse, il ne s’interdit pas de voyager un jour au long cours, mais, pour l’heure, il campe sur sa position, réfutant d’avoir trouvé l’alibi écologique pour masquer une quelconque peur de l’avion. « Il est terrible », constate son épouse, en notant que Gérard est exigent pour lui-même autant qu’il peut l’être dans le domaine de la viticulture, inlassablement pratiquée dans une démarche de progrès.

Sylvie se console donc en mettant à disposition d’une clientèle majoritairement internationale les trois chambres du gîte rural que le couple a ouvert en 2005, persuadé que l’œnotourisme avait de l’avenir en Champagne. « Nous accueillons par exemple des Californiens qui se posent chez nous pendant trois mois pour aller sillonner la France et l’Europe. Nous avons vu des Anglais rameuter ici des membres de leur famille vivant en Afrique du Sud… ». Pour ces étrangers, Trélou devient un camp de base. Visiblement, ces voyageurs apprécient le gîte des Couvent et le champagne qui fait pétiller leurs séjours au cœur de l’appellation. « Les personnes qui viennent de très loin ont évidemment du mal à repartir chez elles avec des cartons de vin, mais, par chance, elles reviennent régulièrement et passent le mot à leurs proches et amis. Nous accueillons des gens curieux qui veulent en savoir toujours plus sur le champagne. Nous partageons volontiers notre culture champagne en les emmenant dans les vignes. A chaque fois nous passons deux bonnes heures avec eux. » C’est ainsi que se nouent des relations d’amitié durable. « La causette reprend bien souvent quand je m’occupe de mes légumes dans le potager. Notre maison et le gîte sont en effet mitoyens par les jardins », complète Sylvie, toujours prompte à échanger et à partager sa passion.

 

Implication dans le GEDV02 et dans le projet d’ASA à Trélou-sur-Marne

Depuis 1999, Gérard Monnin est membre du GEDV 02 (Groupement d’Etudes et de Développement Viticole de l’Aisne), association dont il est devenu l’un des administrateurs. Parmi les missions dévolues au GEDV, il apprécie le conseil, individualisé et collectif, apporté par les ingénieurs-conseils et la volonté de valoriser des méthodes respectueuses de l’environnement. Entre autres. « Ensemble, et en lien avec le CIVC, nous réalisons un gros travail préventif », rappelle le vigneron axonais. Par ailleurs, avec des collègues, il s’implique dans la création d’une ASA (Association Syndicale Autorisée) sur Trélou. Outre les travaux hydrauliques, les initiateurs de l’ASA œuvrent dans la perspective de faire sortir de terre une aire de lavage collective d’ici 2020.