Coopératives de la Côte des Bar

Des espoirs comblés

Des espoirs comblés

Bernadette Vincent-Jobard, présidente de la coopérative Charles Clément de Colombé-le-Sec.

Avec sa belle récolte en volume, son excellente qualité et ses décisions interprofessionnelles, la vendange 2018 ne pouvait mieux correspondre aux besoins des coopératives Marquis de Pomereuil des Riceys, Charles Clément de Colombé-le-Sec et Gaston Cheq des Coteaux du Landion.

Christian Jojot, président de la coopérative Marquis de Pomereuil des Riceys.

1,5 million de kilos pressurés à la coopérative vinicole des Riceys (84 ha + 19 ha en prestation), 1,8 Mkg à la coopérative de Colombé-le-Sec (120 ha + 15 ha en prestation) et 3 Mkg à la Coopérative du Landion de Meurville (180 ha). Après deux vendanges impactées par les aléas climatiques et des décisions interprofessionnelles permettant de tirer profit de cette vendange alliant quantité et qualité, ces coopératives renouent avec des volumes qu’elles n’ont pas connus depuis bien des années. En termes de vinification, le bond est sensible : 13,5 Khl pour Gaston Cheq (contre 8 Khl en 2017), 9 Khl pour Charles Clément (contre 7,4 Khl en 2017) et 7,2 Khl pour Marquis de Pomereuil (contre 5,5 Khl en 2017). Ce beau volume a contribué à la reconstitution des réserves et sa qualité a permis toute vinification.

Sur le plan commercial, ces coopératives tirent plutôt bien leur épingle du jeu dans une conjoncture compliquée : leurs ventes sont en légère régression (près de 60 000 bouteilles pour Marquis de Pomereuil, 31 000 pour Gaston Cheq et 38 000 pour Charles Clément) mais elles ont toutes conforté leur prix moyen. Inévitablement, leurs résultats ont connu de belles progressions : Marquis de Pomereuil réalise un résultat de 70 K€ (4 K€ en 2017), Charles Clément de 62 K€ (41 K€ en 2017) et Gaston Cheq de 58 K€ (contre 29 K€ en 2017).

Trois grands axes

Cécile Tapprest, présidente de la coopérative vinicole des Coteaux du Landion.

Après le bilan positif de cet exercice et de cette belle vendange, et à l’heure où leurs adhérents doivent renouveler leurs engagements, les messages des présidents de chacune de ces coopératives – Bernadette Vincent-Jobard pour Charles Clément, Cécile Tapprest pour Gaston Cheq et Christian Jojot pour Marquis de Pomereuil –  convergent principalement autour de trois grands axes. Tout d’abord, continuer d’accompagner leurs adhérents, en particulier pour prendre au plus vite le chemin de la certification Viticulture Durable en Champagne grâce à la démarche collective de certification soutenue par l’Union Auboise. Ensuite, inciter leurs adhérents qui commercialisent à maintenir leurs ventes. Enfin, jouer la carte de l’oenotourisme au profit de leurs marques et compter sur la création de valeur des marques de notoriété à l’export.

Plus spécifiquement, Christian Jojot veut créer un groupe « jeunes », en ayant « dans le viseur » le centenaire de la coopérative en 2022. Cécile Tapprest et son équipe sont à fond dans le chantier visant la marque Gaston Cheq (gamme, habillage, marketing et offre oenotouristique…). Bernadette Vincent-Jobard lance une réflexion pour investir dans un petit pressoir afin de gagner en souplesse et favoriser le maintien des reprises par les adhérents,  qui représentent plus de la moitié des sorties.