Assemblées régionales d’été du SGV

Des réunions destinées à « préparer un avenir plus porteur »

Des réunions destinées à « préparer un avenir plus porteur »

Lors de la réunion à Polisy, de gauche à droite : Emmanuel Mannoury, Joël Falmet, Maxime Toubart, Laure Perrier et Pascal Bobillier-Monnot.

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« Les prises de conscience sont là ! »

Pascal Bobillier-Monnot : « Les vignerons ne veulent pas de ZNT. » © Ph. Schilde

«  Les vignerons sont bien conscients des réalités économiques. Ils savent que les décisions vendanges sont lourdes de conséquences et qu’il faut trouver le bon niveau pour ne pas surcharger les entreprises et permettre à ceux qui s’en sortent d’honorer leur marché. » En relatant les dossiers majeurs exposés lors de ces réunions, Pascal Bobillier-Monnot, directeur général, met en avant le fait que les vignerons, d’où qu’ils soient, ont une bonne compréhension de leurs enjeux.
Ainsi, le choix du zéro herbicide pour 2025 et de 100 % de certification environnementale pour 2030 est clairement compris et admis : « Les vignerons sont de plus en plus sensibles à la nécessité de progresser sur ces différents points, y compris d’aller vers une certification. »
Sur le dossier de la charte riverains, il précise que « les vignerons sont totalement en phase avec nous pour parvenir à la mise en place de ce dispositif et ils ne veulent pas de ZNT. »
Si un point sur la révision de l’aire d’appellation, dont le parcellaire est en cours d’être achevé par les experts, a débouché sur l’évocation d’un calendrier se terminant en 2024 pour la finalisation du chantier, en revanche, Pascal Bobillier-Monnot considère qu’ils « partagent notre position ». « Si les discussions actuelles, dans le cadre de la nouvelle PAC, ne nous apportent pas l’assurance que le dispositif de régulation des plantations sera maintenu de 2030 à 2050, ce chantier sera suspendu ! »
Quant aux campagnes de communication lancées par le SGV, là aussi les vignerons se montrent en phase : « Ils partagent nos constats que le champagne a une image vieillissante et ils comprennent bien la nécessité d’un rajeunissement et d’un besoin de le rendre à nouveau désirable. Plus on avance et plus on convainc sur l’intérêt de cette campagne. »
Plus globalement, il remarque qu’au-delà des inquiétudes, « liées en particulier aux évolutions du prix du kilo et des prévisions d’expéditions inférieures à 300 millions de bouteilles, on observe une prise de conscience que la Champagne a des atouts. Mais, pour rebondir, il est nécessaire d’engager ensemble de nouveaux chantiers. »

Autorisations de plantations  : le président de la République « déterminé » à agir pour la prolongation du système

Le 13 juin dernier, à l’initiative de la sénatrice de la Marne Françoise Férat, 58 parlementaires adressaient une lettre ouverte au président de la République et au Premier ministre pour demander le maintien de la régulation des plantations au-delà de 2030. Ils demandaient au gouvernement de prendre « des initiatives au Conseil, comme l’ont fait les précédents, pour convaincre une majorité d’Etats membres de prolonger ce dispositif à l’occasion de la réforme de la PAC ».

Au premier chef concerné, le SGV avait alors soutenu la démarche des parlementaires, lesquels ont été entendus. En effet, dans une réponse aux signataires de la lettre ouverte, le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, souligne que « le gouvernement est pleinement engagé afin d’obtenir la prorogation de 2030 à 2050 des droits de plantation. » Il ajoute : « Il convient à présent de réunir une majorité d’Etats membres autour de cette ambition […] Ne doutez pas de la détermination du président de la République et du gouvernement à agir en ce sens. »