Les démarches d’exportation évoluent

Volet 1 – S’adapter aux conséquences du Brexit, une nécessité

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Pour obtenir un numéro EORI

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Un « pas à pas » est mis à disposition pour vous aider à remplir le formulaire. Vous pouvez y accéder via le lien suivant : http://www.douane.gouv.fr/portals/0/fichiers/douane/brexit/eori/pas-a-pas-demande-eori-brexit.pdf

Comment sortir un œuf d’une omelette ?

Nicolas Resseguier, directeur départemental de la Banque de France, et Vincent Hébrail-Muet, chargé de mission Brexit au ministère de l’Agriculture, sont intervenus il y a quelques semaines devant une session de la chambre d’agriculture de la Marne sur les impacts du Brexit.

L’impact le plus immédiat est économique. En effet, l’économie n’aime pas l’incertitude. Or, avec le Brexit, on ne connaît pas les règles du jeu qui vont s’appliquer aux échanges entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. La première conséquence du vote du Brexit a été une chute brutale de la valeur de la livre sterling (- 17 %) qui a généré une hausse des prix et une baisse de pouvoir d’achat pour les ménages. Ceux-ci ont ralenti leur consommation. Par ailleurs, on observe un fléchissement de l’investissement des entreprises, qui sont attentistes.

Les questions posées par le Brexit sont multiples et très complexes car aujourd’hui les économies sont imbriquées et le commerce international est intégré. 50 % des exportations du Royaume-Uni vont vers l’Union européenne et 53 % de ses importations proviennent de l’Union européenne. « C’est un peu comme si l’Union européenne était une omelette composée de 28 œufs et qu’on décidait soudain qu’il faut sortir un œuf… c’est compliqué ». Après la sortie, dans le cadre ou non d’un accord, il faudra redéfinir les règles du jeu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (circulation des biens, des personnes, des capitaux…) et on n’a aujourd’hui aucune idée du format que prendront ces relations.

Pour l’agriculture les enjeux sont forts, parce que le marché britannique est important pour certaines filières (viandes ovine, sucre, champagne…). Par ailleurs, le Royaume-Uni voudrait conserver un accès facile au marché européen, tout en se donnant la liberté de négocier ses propres accords commerciaux et d’alléger les normes pour faciliter l’entrée sur son territoire de productions venues des pays tiers ne respectant pas les standards européens contraignants. Dans un tel contexte, il est essentiel d’être très vigilant sur les contrôles frontaliers, notamment les contrôles sanitaires et phytosanitaires. Il va falloir essayer de concilier sécurité sanitaire et fluidité des flux. C’est un vrai défi, car 5 millions de poids lourds et 25 millions de passagers passent chaque année par le port de Calais et le tunnel sous la Manche.

C.C.