Massif de Saint-Thierry

David Bourdaire émissaire du terroir

David Bourdaire émissaire du terroir

© Photos Philippe Schilde

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En conversion bio

Les premiers raisins certifiés bio du Champagne Bourdaire-Gallois sont attendus pour 2020. « J’ai commencé en 2016 sur le terrain, mais je n’ai enclenché réellement avec les procédures papier qu’en 2017. Les 6,70 ha que j’exploite seront donc totalement en bio l’an prochain. Et je fais tout mon possible pour emmener également les vignes que j’ai en prestation dans cette démarche, ce qui conduirait à terme à cultiver en bio environ 14 ha. David Bourdaire n’en fait pas forcément écho, mais il travaille le sol sur 1 ha à l’aide d’un cheval. « Pour moi, c’est une réponse technique, certainement pas un argument bio-marketing. J’utilise le cheval dans la plus vieille de mes vignes (centenaire en 2022 !) et dans les parcelles de jeunes plants pour ne pas risquer de les scalper avec un engin mécanique », expose-t-il en restant prudent quant au développement du travail du cheval, car il faut « analyser le bilan carbone » d’une telle pratique.

Un artisan reconnu au Japon

Le Champagne Bourdaire-Gallois enregistre des ventes en hausse sur les marchés japonais (4500 bouteilles vendues) et canadiens (2500), des pays où il a consacré pas mal d’énergie pour se faire connaître et apprécier des restaurateurs et des bars à vin (et à champagne). « Les efforts sur le haut de gamme paient, je suis entré dans le Top 15 de la restauration en Asie », explique celui qui a par ailleurs obtenu le référencement de la SAQ (société des alcools du Québec). David ne ménage pas ses efforts sur des pays moins éloignés tels que l’Italie, la Belgique ou la Hongrie où il est très présent. « Avec l’Inde, j’espère avancer de la même manière », positive-t-il, convaincu qu’avec « une production d’artisan » et « un parler-vrai » on peut aller de l’avant et réussir dans son entreprise. Et ce, malgré les aléas – notamment administratifs et fiscaux – qui peuvent freiner l’activité en France…