AOC Champagne et Coteaux Champenois

L’entrée en vigueur des nouveaux cahiers des charges : c’est pour bientôt

L’entrée en vigueur des nouveaux cahiers des charges : c’est pour bientôt

© Alain Julien

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Une mesure agroenvironnementale : fin des herbicides de prélevée dans l’inter-rang

L’objectif est de réduire l’utilisation des herbicides, ceux-ci seront interdits dans l’inter-rang à partir de la publication du nouveau cahier des charges.

La mesure qui intégrera le cahier des charges dès le début de l’année 2020 ne concerne que l’application des herbicides de prélevée dans l’inter-rang. L’utilisation d’herbicides de prélevée restera possible sous le rang. L’usage d’herbicides de post-levée reste possible sur l’ensemble de la surface.

Pour atteindre l’objectif fixé, nous devons dès à présent réduire la quantité de produits phytopharmaceutiques utilisées et surtout encourager les opérateurs à recourir au travail du sol ou encore à l’enherbement de leurs parcelles. Cette mesure sera vérifiée au moment du contrôle interne par les commissions de suivi des conditions de productions (CSCP) composées de professionnels afin de s’assurer la non-utilisation de prélevés dans l’inter-rang. L’AIDAC interviendra également dans le contrôle pour s’assurer le respect du cahier des charges.

Revendication des noms de communes sur l’étiquetage : une mise à jour pour respecter la réglementation

La revendication des noms de communes sur l’étiquetage n’étant plus en conformité avec la réglementation, l’ODG Champagne a dû modifier son cahier des charges tout en s’assurant le respect des pratiques historiques.

La viticulture champenoise a pour habitude d’utiliser un nom de commune sur son étiquetage. Cette coutume n’est plus conforme à la réglementation nationale et européenne. Durant les années 2015 et 2016, un groupe de travail au sein du comité national INAO a été constitué afin d’adapter la réglementation par rapport aux pratiques champenoises. Cette évolution est en cours d’intégration dans le cahier des charges de l’AOC Champagne.

Désormais, l’opérateur souhaitant revendiquer le nom de la commune de provenance des raisins, doit associer le nom de la commune à la mention « Vigne de » ou « Vignoble de ». Pour les communes concernées, elles peuvent être associées à la mention « Grand Cru » et « Premier Cru ». L’utilisation d’un nom de commune au titre d’un nom de cuvée n’est pas interdite à condition que les mentions précédentes se trouvent également sur l’étiquetage.

La revendication sur l’origine des raisins doit être assurée depuis la vigne jusqu’à la bouteille par le biais des différentes déclarations : carnet de pressoir, déclaration de récolte, déclaration de tirage et de revendication, des différents registres et des titres de mouvements.

Déplafonnement du volume mis en réserve : une meilleure adaptation aux caractéristiques de la vendange

Désormais, le volume pouvant être mis en réserve pourra être adapté aux conditions de la vendange. L’objectif est de s’adapter au mieux aux caractéristiques de la vendange.

Jusqu’alors, le cahier des charges de l’appellation Champagne donne la possibilité de bloquer 3100 kg/ha afin de constituer sa réserve individuelle. A la vendange 2018, le niveau de réserve de certains opérateurs étant bas et la vendange qualitative et quantitative ont permis au SGV d’obtenir une dérogation auprès de l’INAO pour bloquer plus que ce que prévoit le cahier des charges. Cette année-là, 4700 kg/ha ont été bloqués, ce qui correspondait au rendement butoir de l’appellation (15 500 kg/ha).

Dans le cadre de la modification générale du cahier des charges, l’ODG a exprimé le souhait de bénéficier de ce système chaque année. Désormais, le volume pouvant être mis en réserve sera fixé dans le cadre de la décision vendange. Ce volume ne pourra pas dépasser le rendement butoir de l’appellation (15 500 kg/ha) ainsi que le volume maximum de réserve individuel (8000 kg/ha). Cette demande devra être justifiée par les caractéristiques qualitatives et quantitatives de la vendange.

D’autres mesures à venir : réalisation d’un prélèvement maturité avant vendange, arrêt des matériels de pulvérisation à fortes dérives

Ces deux mesures font encore l’objet de discussions entre l’ODG et l’INAO pour aboutir sur la méthodologie de contrôle. Une nouvelle procédure sera ouverte afin d’intégrer ces mesures dans nos cahiers des charges. Dans tous les cas, l’application ne pourrait intervenir avant la vendange 2020.

Le projet de modification de nos cahiers des charges prévoit également la réalisation d’un prélèvement maturité avant vendange. Un prélèvement devra être réalisé dans chacune des communes dans lesquelles l’opérateur exploite une parcelle. L’objectif est de s’assurer de la maturité effective des raisins avant vendange ainsi que d’envisager un circuit de cueillette en fonction de l’état d’avancement du degré.

Également, l’ODG souhaite retirer les pulvérisateurs à forte dérive : turbines, aéroconvecteurs, voûtes araignées ou encore canons oscillants. Le but de cette mesure est de réduire la quantité de produits phytopharmaceutiques utilisés et surtout de limiter la dérive sur la faune et la flore annexes.

PBF, SGV