Contingents de plantations

Publication de l’arrêté pour la campagne 2020

Le 26 février 2020, l’arrêté régulant les plantations nouvelles a été publié par les ministres du Budget et de l’Agriculture.

La régulation des plantations nouvelles est basée sur une réflexion des bassins de production. C’est en effet sur proposition des ODG que le CRINAO puis le conseil de bassin se prononcent sur les contingents de plantations. C’est enfin le conseil spécialisé FranceAgriMer qui rend son avis avant de proposer la publication de l’arrêté aux ministres concernés.

Depuis 2016, la filière Champagne reste sur une position claire concernant les plantations AOC : 10 ares de nouvelles plantations chaque année. Également, une régulation stricte est appliquée sur les vins sans indication géographique (VSIG) sur l’aire géographique actuelle et future de l’AOC Champagne.

Cette faculté de régulation permet à l’AOC Champagne, d’une part de faire correspondre les besoins en plantations par rapport aux besoins du marché. Mais surtout de se prémunir contre des productions VSIG à proximité de l’aire géographique délimitée.

Nombreuses actions politiques

Ce système de régulation des plantations nouvelles doit perdurer jusqu’en 2030. Depuis de nombreux mois, le SGV mène de nombreuses actions politiques afin d’alerter les décideurs européens sur la nécessité de maintenir un tel outil au-delà de 2030. Déjà lors de notre dernière Assemblée Générale d’avril 2019, Maxime Toubart appelait l’ensemble des régions viticoles françaises à se mobiliser sur la question. Depuis, cette position a été défendue à maintes reprises lors de toutes les rencontres politiques.

Le dernier exemple de mobilisation du Syndicat sur ce sujet provient du Groupe des Jeunes Vignerons de la Champagne qui, lors du dernier Salon International de l’Agriculture, a pu rencontrer le Commissaire européen à l’Agriculture. Les jeunes vignerons ont pu le sensibiliser sur cette problématique très importante pour la filière Champagne.

Le SGV continuera à mener son action afin de pouvoir faire entendre aux décideurs européens le besoin de bénéficier d’un outil de régulation des plantations.