Abreuvés de cuvées et d’échanges avec les vignerons

Des journalistes sous le charme

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Plus de 70 journalistes et influenceurs présents

Pas loin d’un record ! Les vingt vignerons présents ou représentés (sur l’espace libre de dégustation) ont vu défiler tout au long de la journée le gratin de médias qui font la part belle aux vins dans leurs colonnes ou sur les ondes. Au total, on a recensé 72 journalistes et influenceurs présents. Parmi eux, les dégustateurs réputés de Bettane et Desseauve, de Terre de Vins, du Monde, de Tellement Soif, de Le Rouge et le Blanc… Côté presse gastronomique et féminine figuraient des représentants de Cuisine Actuelle, de Régal, de Cuisine et Tendances, de Femme Actuelle… Côté newsmagazines, on démasquait  les fins palais de Challenges, de L’Obs, du Parisien Mag ou encore de Technikart. Les influenceurs n’étaient pas en reste avec Rouge aux Lèvres, Panier de Saison, Turbigo Gourmandises, pour ne citer qu’eux.

Tous ont pris le temps de déguster la large sélection de cuvées embarquées dans la capitale par Champagne de Vignerons. Dans leur ensemble, ils ont salué la qualité des accords signés par un chef étoilé renommé et dit leur intérêt quant à la diversité et la qualité des cuvées présentées avec de vraies découvertes et quelques « coups de cœur ».

Le Carnet d’Empreintes :
« Un marqueur immédiatement adopté »

La présence de Geoffrey Orban sur l’événement parisien du SGV est toujours un atout pour la bannière collective Champagne de Vignerons. Cet œnologue a contribué à l’élaboration du concept et il l’incarne à la perfection avec sa capacité à mettre des mots sur des sensations, à pousser la réflexion avec les interlocuteurs les plus affutés.

Pas étonnant qu’il soit hyper sollicité sur l’espace « dégustation libre » tout au long d’une journée assez intense pour lui. Lorsque le Carnet d’Empreintes à été dévoilé en 2019, le gaillard était déjà à la manœuvre. Un an plus tard comment analyse-t-il la perception, l’appropriation de ce concept désormais en cours de déploiement chez les cavistes ?

« Deux impressions majoritaires se dégagent, selon que l’on connaît déjà le principe pour l’avoir repéré à sa sortie l’an dernier et selon qu’on le découvre totalement aujourd’hui. Dans le premier cas, ça accroche tout de suite et l’on voit que les journalistes cherchent à faire coïncider leurs propres perceptions avec les choix effectués lors de la classification Sol-Cave-Fruit. On est dans la confrontation. Dans le second cas, on perçoit une agréable surprise et une envie de s’étalonner aussi. Chacun comprend que le Carnet d’Empreintes n’est pas une finalité en soi, mais un premier geste à l’adresse du consommateur. C’est un marqueur, immédiatement adopté, car considéré comme intelligent, utile, facilitateur. »

Pour Geoffrey Orban, il reste du travail d’explication à réaliser mais « à la vitesse où les représentants des médias intègrent le concept », il ne fait pas de doute à ses yeux que le relai va se faire et qu’Empreintes va s’inscrire parmi les outils mis au service de la connaissance et de la commercialisation du champagne.

« Idéalement, il faudrait maintenant que chaque prescripteur dispose de cuvées représentatives des trois Empreintes afin de balayer pratiquement tous les goûts des consommateurs et répondre à leurs attentes », observe l’expert es champagnes de vignerons.

Ph.S.

Partenariat gagnant : champagne
et parmesan en harmonie

« C’est divin ! » Juliette, jeune journaliste qui représente Showcase Mag, n’avait jamais associé champagne et parmigiano reggiano lors d’une dégustation. En laissant fondre les deux produits sur sa langue, elle est aux anges et elle le dit, soucieuse de comprendre la différence qui existe entre un formage affiné 24 mois et son voisin ayant vieilli 36 mois quelque part entre Parme et Bologne, en Italie. On lui conseille les cuvées de champagne qui formeront les plus belles harmonies et elle embarque promptement dans cette aventure gustative qui laissera certainement des souvenirs sur ses papilles et, pour sûr, durablement dans un coin de sa tête.

Fabrice Gour, chargé de promouvoir en France des produits d’appellation d’origines italienne (AOP parmesan ou encore jambon de Parme…) explique volontiers le caractère « affinitaire » des spécialités effervescentes champenoises et fromagères transalpines, toutes deux vectrices de plaisirs, qu’ils soient savourés séparément ou ensemble. « C’est la rencontre de la fraicheur sur le gras, de la bulle et du grain ! », lance-t-il en n’ayant pas de mal à faire comprendre à son auditoire que « l’association organoleptique de produits nobles provoque des accords magiques ».

Il établit un parallèle quant à l’attention portée à la matière première tant en Champagne qu’en Emilie-Romagne : « A la vendange, le raisin est pressé au plus près, au plus vite pour délivrer le meilleur des arômes. Le lait cru indigène collecté dans les fermes est aussitôt transformé. Il se passe moins de deux heures entre la traite et le début de la transformation ». La vitesse est un gage de qualité, mais dans les deux régions, le savoir-faire séculaire acquis fait aussi l’éloge de la lenteur avec un long vieillissement du vin en cave et un patient affinage du fromage. « Le temps joue un rôle majeur pour ces produits de terroir », affirme Fabrice Gour. Lui qui connaît bien l’Italie du Nord, ses consommateurs et ses restaurateurs, glisse au passage l’intérêt que portent les Italiens aux bulles champenoises. « Dans ce pays qui a une vraie culture de la bulle, le champagne est une référence absolue et l’assortiment de champagnes de vignerons est assez impressionnant dans nombre de restaurants. »

Ph.S.

Les vignerons mettent en avant
la typicité de leurs productions

© Alain Julien

Jérôme Trudon (Champagne Trudon, à Festigny)

« L’événement est bien organisé, le lieu est magnifique et nos interlocuteurs, de qualité, sont à l’affût de découvertes. J’ai notamment mis en avant la cuvée Monochrome, un 100 % meunier car Festigny, mon village dispose d’un terroir propice à ce cépage et parce qu’avec l’évolution du climat on s’aperçoit que le meunier atteint une meilleure maturité. Nous faisons des paris osés tous les jours. J’espère que mes vins retiendront l’attention des dégustateurs et que, d’ici aux fêtes de fin d’année, nous aurons de bonnes retombées presse ».

 

 

© Ph. S.

Sandrine Charpentier (Champagne Veuve Olivier et fils, à Trélou-sur-Marne)

« Jusqu’à présent, j’avais plutôt pour habitude de participer à des salons ouverts à des importateurs ou, plus classiquement, à une clientèle de particuliers. C’est une première rencontre avec autant de journalistes d’un coup. Je les trouve plus intéressés par les produits soumis à la dégustation que par l’histoire du vigneron, c’est tant mieux car je n’aime pas trop me mettre en avant. L’accroche c’est le produit, à l’image avec ma cuvée Secret Nature. J’apprécie aussi l’ambiance très conviviale et la possibilité offerte d’échanger sur nos pratiques entre vignerons présents. »

 

© Ph. S.

Baptiste Pâques (Champagne Paques et Fils, à Rilly-la-Montagne)

« Je connais l’activité de Champagne de Vignerons pour être allé en prospection à l’étranger (Corée et Singapour) avec la bannière collective du SGV. Elle me donne aujourd’hui l’occasion de dialoguer avec un public auquel j’ai très rarement affaire. Nous avons le temps d’échanger avec tout le monde car les visiteurs arrivent progressivement et c’est fluide. Je note que mon Blanc de Noirs, Paradoxe, un vin moderne, extra brut suscite une réelle curiosité. Y compris lorsque j’explique le pourquoi d’un faible dosage ou mon choix de bloquer la fermentation malolactique. Il y a de l’intérêt pour les cuvées particulières. »

 

 

© Ph. S.

Pierre Legras (Champagne Vincent legras, à Chouilly)

« C’est la rentrée et cela fait du bien de voir que le monde continue à tourner, que les médias s’intéressent à nous et à nos vins. C’est la preuve qu’il n’y a pas de désamour pour le champagne. Concernant les accords mets-vins, le chef a fait son boulot. Il ne s’est pas contenté de regarder les étiquettes, il a dégusté nos cuvées et su proposer des mariages inédits. Ma cuvée Black Jackets, un Blanc de Noirs volontiers rebelle, a été associé avec un duo de potimarron-parmesan. C’est succulent ! Avec ce Millésime 2014, vinifié en cuve et dégorgé fin 2018, j’argumente le choix d’un vin en forme de contrepied dans une exploitation qui élabore 80 % de Blanc de Blancs. »

 

 

© Ph. S.

Arthur Tassin (Champagne Marie Tassin, à Celles-sur-Ource)

« Ni ma mère, Marie ni moi-même n’avions encore participé à la Grande dégustation et c’est un bonheur de figurer parmi une telle diversité de vignerons et de terroirs champenois. Mais nous entretenons régulièrement le lien avec Champagne de Vignerons, notamment à travers la Champagnothèque. Comme tous les collègues présents, je suis venu de la Côte des Bar avec deux cuvées : elles expriment la volonté de ma maman d’affirmer une vision du vin en dehors des sentiers battus. D’abord avec Emotion Blanche, un 100 % pinot blanc vinifié en fut de chêne, ensuite avec Provocation rosée, rosé intense de macération semi-carbonique. Il y a une attente pour ce type de produits qui reflètent dans la bouteille la générosité de nos vignes et le caractère de notre vallée. »

 

© Ph. S.

Jean-Luc Weber Tritant (Champagne Alfred Tritant)

« Avec la crise sanitaire nous avons vécu le confinement au milieu de nos vignes, sous le soleil et nous n’avons pas eu à nous plaindre de pouvoir exercer ainsi notre métier. Pour ce qui est des ventes, nous avons été au fond du trou en avril, mais la situation s’est redressée peu à peu et nous limitons désormais le recul de nos expéditions autour de – 15 %. Pour la fin d’année, je ne suis pas trop inquiet, car c’est à la fin du match qu’on affiche le résultat. A la mi-temps, il est trop tôt pour dire qui va gagner. Avec l’espace de communication qui nous est offert ici, j’espère qu’en fin d’année nous pourrons tirer notre épingle du jeu et tendre vers la normale sur le plan commercial. Je représente une petite exploitation de 3 ha atomisée en 19 parcelles. Depuis 2018, nous sommes certifiés HVE et je viens de réaliser ma première vendange en conversion bio, mais ce ne sont pas des arguments que je mets trop en avant, ce qui compte pour moi, c’est de proposer des champagnes identitaires reconnus comme des vins avant tout. »

Ph. S.