Guillaume Guerre

Jeune vigneron sur tous les fronts

Jeune vigneron sur tous les fronts

© Photos : Philippe Schilde

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Groupe des jeunes : pousser des idées, porter des projets

Si la barque n’avait pas été aussi chargée en termes de responsabilités, sans doute Guillaume Guerre aurait-il pu postuler à la présidence du Groupe des jeunes à la suite de Charles-Henri Dupont il y a quelques mois. «  Je suis entré au bureau en 2016 et j’ai occupé la vice-présidence du GDJ. J’aurais été légitime à candidater mais je suis déjà bien occupé et, qui plus est, en début d’année, j’ai été blessé sérieusement à une main qu’il a fallu réparer. Il m’a semblé plus raisonnable de poursuivre à la vice-présidence et de seconder Alexandre Chaillon, élu président. Avec Marie-Pierre Charpentier, secrétaire générale et les autres élus nous formons une bonne équipe, très complémentaire. Avec les autres membres du groupe, nous travaillons notamment sur la question du développement des ventes. Il faut avancer, proposer, oser. Le pire, à mes yeux, c’est de revenir en arrière. Chez nous, la diversité est une force au service du collectif. Nous définissons nos objectifs et nous les portons tous ensemble. »

Bon sang ne saurait mentir

L’arrière-arrière-grand-père de Guillaume s’appelait Charlemagne Poirier. En son temps, il a fait partie des meneurs de la révolte des vignerons de 1911 aux côtés d’un illustre Venteuillat passé à la postérité sous le nom du Rédempteur. Son grand-père, Pierre, a cumulé des responsabilités au sein de la commune – maire durant 35 ans ! – et dans les rangs du SGV – vice-président du Syndicat quand celui-ci était piloté par Henry Geoffroy et Marc Brugnon. Dans la salle à manger de ses parents, perchée route d’Arty, Guillaume désigne un agrandissement photographique un peu terni par les ans où l’on voit son alerte papy déambulant dans le village en compagnie du préfet et d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing, alors première dame de France. Comme son aïeul, depuis les dernières élections municipales, Guillaume porte l’écharpe tricolore lors des cérémonies. « En 2014, le maire Patrick Marx cherchait à faire entrer des jeunes au conseil. J’y suis allé et, à 23 ans, je suis devenu adjoint. En 2020, on m’a sollicité pour conduire une liste rajeunie. Elu, j’ai fait mienne la devise de mon grand-père, à savoir être ‘vigneron maire’ et non pas ‘maire des vignerons’. Il faut toujours agir dans le respect de la démocratie, se mettre au service de la population et du territoire. »