Dans la famille Boutillez…

Manon, la relève !

Manon, la relève !

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Jeune, vigneronne et engagée

Début 2020, Manon rejoignait le groupe des Jeunes vignerons de la Champagne. Depuis, elle le représente au sein des commissions syndicales « Champagne de Vignerons » et « Viticultrices », tout en s’investissant dans le groupe de travail dédié aux formations. « Je ne suis pas “juste” vigneronne, glisse-t-elle. Le statut de récoltant-manipulant englobe toute une palette de compétences et nécessite de se former régulièrement. » Elle voit également dans cet engagement une façon de nourrir un esprit collectif qui lui est cher. « On n’apprend jamais mieux qu’au contact des autres. Echanger nos points de vue, partager nos expériences, c’est à la fois enrichissant et hyper stimulant. Et c’est indispensable pour rester ouvert. »

Rio, un compagnon de choc

Manon Boutillez œuvre désormais aux côtés d’une équipe de trois personnes : sa maman Marie-Hélène, qui se partage à mi-temps entre l’exploitation et un emploi d’aide-soignante, ainsi que deux salariés à temps plein. Elle peut également compter sur l’enthousiasme et l’énergie débordante de Rio, un adorable chiot bouvier adopté il y a quelques semaines, qui répond au doux surnom de « petit chevreuil ». « Il me suit partout, y compris dans les vignes ! » Sacrée collaboration en perspective.

Globe-trotteuse dans l’âme

De la Colombie au Kenya, en passant par la Russie, New York, le Mexique et même la Thaïlande, Manon a beaucoup voyagé ces dernières années. « C’est quelque chose dont j’ai besoin pour m’ouvrir à d’autres cultures et qui m’a énormément apporté. J’avais pour objectif de mettre un pied sur chaque continent avant de me concentrer sur ce projet de reprise. » Naturellement, le rayonnement du Champagne Boutillez-Guer à l’international figure aussi parmi ses objectifs. « Nous sommes en lien avec la Belgique et les Pays-Bas. Nous avons également deux marchés au Canada et en Angleterre. Ce sont principalement des particuliers. J’aimerais développer le grand export pour toucher une clientèle étrangère plus large, mais à plus long terme. Chaque chose en son temps. »

Le blanc de blancs, son amour

Chaque année, la maison Boutillez-Guer commercialise en moyenne 13 000 cols issus de ses vignes, plantées pour la plupart à Villers-Marmery, haut-lieu du chardonnay. « Ce cépage représente environ 80 % de notre vignoble, détaille Manon. Le reste est en pinot noir. On a également un petit peu de pinot meunier à Chambrecy, une commune située à une quarantaine de kilomètres d’ici. » Sa cuvée coup de cœur ? Le blanc de blancs, élaboré à 30 % à partir de vin de réserve. « C’est un champagne élégant, raffiné et très frais, avec une touche assez féminine qui plaît beaucoup. » Ses notes de fruits blancs et de fleurs s’accompagnent d’une jolie longueur en bouche. « Je le déguste avec presque tout, sourit la vigneronne. Mais il se marie particulièrement bien avec les poissons fins et délicats. » A l’image de ce vin.