Lutte contre le court-noué avec Vitifolia

Multifolia investit fortement dans la Recherche & Développement

Multifolia investit fortement dans la Recherche & Développement

Antoine Gauthier et Pascale Gombault ©Ph.Schilde

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Recherche fondamentale et recherche appliquée

©DR

Avec l’intégration au sein de l’entreprise auboise de Lise Negrel (notre photo), chercheuse détachée à l’Inrae de Colmar, Multifolia a fait le choix d’investir encore plus fortement dans sa cellule de R&D. « Avec les travaux très poussés in vitro de cette ingénieure de recherche, nous voulons pouvoir multiplier les recettes, obtenir des résultats indiscutables et, surtout, une répétabilité dans le temps », insiste Pascale Gombault dont l’équipe travaille par ailleurs sur la connaissance de la variabilité du sainfoin comme sur la mise en œuvre technique des granulés déshydratés Vitifolia.

Auteure en 2016 d’une thèse en microbiologie portant sur les interactions plante/pathogène/métabolomique, Lise Negrel a travaillé sur la vigne et le mildiou à l’Inrae. Elle a rejoint le programme Biocou, lequel comportait des recherches sur le sainfoin. Alors qu’elle aurait pu s’orienter vers un contrat chez Nestlé pour se concentrer sur le chocolat, elle a préféré s’inscrire dans la continuité en ciblant chez Multifolia ses travaux sur cette plante de la famille des fabacées et pas seulement pour la beauté de ses fleurs roses. Pour en extraire le meilleur de la racine à la feuille en termes de molécules antiparasitaires.

Le nématode Xiphinema.

Dans son labo, elle s’attache en effet à caractériser et à objectiver les qualités intrinsèques des tracés (infusés dans des éprouvettes colonisées par des nématodes Xiphinema Index).

Dans une publication prévue en mars, elle détaillera les bioessais aqueux menés en comparaison avec du lotier, du melilot blanc ou du trèfle violet, fera ressortir les effets nématicides révélés selon les molécules (hydrosolubles ou volatiles), les mécanismes à l’œuvre (tanins condensés, effets synergiques) et les nouvelles opportunités apparues au fil de ses travaux.

Pour sa part, Pascale Gombault rappelle qu’en matière de recherches scientifiques, le sainfoin a déjà fait l’objet de trois thèses publiées en 2017 et en 2020 et que ce n’est pas fini puisqu’une autre est lancée en 2021.