Bicentenaire de la naissance de l’écrivain

Gustave Flaubert et le champagne

Gustave Flaubert et le champagne

Extrait de Madame Bovary, film réalisé par Claude Chabrol en 1991. ©DR

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Le champagne selon Gustave Flaubert
dans le
Dictionnaire des idées reçues

Caractérise le dîner de cérémonie.

Provoque l’enthousiasme chez les petites gens.

Le délire doit s’emparer des convives au moment où sautent les bouchons ; on ne se connaît plus.

Les amoureux malins n’en boivent jamais.

Faire semblant de le détester, en disant « ce n’est pas un vin ».

La Russie en consomme plus que la France : c’est par lui que les idées françaises se sont répandues dans ce pays.

Sous la régence, on ne faisait pas autre chose que d’en boire.

Mais on ne le boit pas, on le « sable ».

Le contexte de l’époque

© Collection JL Barbier

A l’époque de Gustave Flaubert, comme depuis son apparition à l’extrême fin du XVIIe siècle, le champagne était d’une grande rareté. Les quelque deux à trois millions de bouteilles expédiées chaque année à destination de la France restaient destinées à une élite politique, économique et intellectuelle, essentiellement parisienne, et à quelques notables locaux également, au total sans doute guère plus de 100 000 personnes. Alors que la France comptait 38 millions d’habitants en 1870. La production était surtout exportée et elle progressait vite : de six millions de bouteilles en 1850, elle dépasse les 20 millions de bouteilles en 1880, année de la mort de Flaubert. Le champagne était cher : le prix d’une bouteille équivalait environ à la rémunération de trois jours de travail pour un ouvrier parisien qualifié. A la carte des restaurants de la capitale, il était proposé au même prix que les vins les plus coûteux, comme les chambertin, ermitage, montrachet et quelques-uns des châteaux les plus renommés placés au sommet du classement des vins de Bordeaux établi en 1855 à la demande de Napoléon III.