CONFUSION SEXUELLE

La Champagne en pointe contre les tordeuses

La Champagne en pointe  contre les tordeuses

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UNE NOUVELLE TECHNOLOGIE À L’ESSAI QUI FACILITE LA POSE

Ophélie Lapie-Lamiable est administratrice du SGV et correspondante AVC de Tours-sur-Marne. Elle est en charge de la confusion sexuelle sur sa commune qui l’utilise depuis plus de 25 ans.

Comment se prépare la confusion sexuelle sur votre commune ?
Tours-sur-Marne s’organise conjointe-ment avec les communes de Tauxières et Louvois. L’organisation préalable se met en place avec les membres du bureau des sections locales de ces trois secteurs, un référent par commune est désigné.
L’envoi des courriers vers les exploitants est réalisé par la Chambre d’agriculture, puis le référent se charge du traitement des retours. Enfin, une cartographie du vignoble de chaque commune est réalisée permettant de relever les parcelles où la pose doit être mise en œuvre et celles sur lesquelles il ne faut pas poser en raison d’une gestion individuelle ou d’un refus de participation.
Enfin, les informations sont transmises au distributeur pour facturation. Il faut compter environ une journée et demie pour la préparation de la confusion chaque année, sachant que la première année nécessite un travail plus long.

Comment s’organise l’opération ?
La pose est réalisée à une date com-mune pour les trois secteurs afin de faciliter la pose, s’entraider mais aussi pour partager un moment avec les vignerons des villages voisins.

Quelles particularités en 2021 ?
Cette année, la pose a été collective, organisée en plusieurs petits groupes afin de respecter les consignes sanitaires. Un essai de ‘puffer’ a été réalisé cette année sur 5 ha à Tours et 5 ha à Tau-xières. Treize de ces diffuseurs automa-tiques couvrant une plus large surface que les diffuseurs classiques, ont été posés pour chacune des deux communes. Cette technologie, encore en cours d’évaluation, permet un gain de temps important en particulier lors de la pose, bien qu’elle représente un coût supérieur d’environ 30 %.
En conclusion, l’organisation de cette technique repose sur les sections locales qui s’efforcent de donner une touche conviviale à ce moment et invitent tous les vignerons à y participer pour apprendre à mieux connaitre ses voisins de vigne mais aussi d’autres communes.

 

CONFUSION SEXUELLE : MODE D’EMPLOI

Avec le service technique du Comité Champagne et l’appui administratif des Chambres d’agricultures, et notamment celle de la Marne qui a accompagné les premières années de la confusion, les sections locales du SGV jouent un rôle essentiel dans la réussite de l’opération. C’est bien souvent sous l’impulsion des présidents de section accompagnés de ses membres que les communes s’engagent vers la confusion sexuelle comme pour d’autres projets collectifs. Cela exige un travail préparatoire lourd qui nécessite une organisation méticuleuse, parcelle par parcelle. La réussite du déploiement de la confusions sexuelle repose en grande partie sur le maillage dynamique de la Champagne qui permet le déploiement d’une telle organisation.

Voici les grandes étapes à suivre pour les sections qui souhaiteraient se lancer dans ce projet collectif :
Choisir une zone à protéger
À savoir qu’une zone de traitement de 10 ha minimum est nécessaire pour une protection optimale contre les ravageurs.
Recensement des exploitants concernés
La liste des exploitants est disponible auprès du Comité Champagne.
Définir une stratégie de protection
Choix des diffuseurs les plus adaptés, généralement  le système de Rak ou le système Isonet.
Informer et sensibiliser les exploitants
Établir le calendrier de pose. Recenser les exploitants volontaires pour la pose.
Sur demande, le SGV se charge de l’envoi des courriers vers les exploitants pour les informer du jour de pose mais aussi pour recenser les exploitants volontaires.