SÉPARATION DE LA VENTE ET DU CONSEIL

Magister s’est réorganisé pour coller aux évolutions réglementaires

Magister s’est réorganisé pour coller aux évolutions réglementaires

L'équipe au complet ©DR

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UNE ÉQUIPE ÉTOFFÉE

Les dernières évolutions ont eu un impact sur la structuration de l’équipe Magister qui s’est agrandie. « En l’espace de 3 ans, nous sommes passé de 2 permanents à 8 (à plein temps). Ces personnes partagent leur temps entre conseil en campagne et accompagnement aux certifications. Qui plus est, pour l’activité de conseil en campagne nous pouvons compter sur le renfort de 5 techniciens temporaires », détaille Martin Gardeau. Pour abriter tout le monde, il a fallu changer de locaux : « Les bureaux de l’ITC étant devenus trop petits pour accueillir l’équipe Magister nous avons déménagé à Mardeuil il y a un peu plus d’un an ».

Contacts Magister

Martin Gardeau, 0761215310. martin.gardeau@reseau-magister.fr

Responsable technique Aube : Céline Robert, 06 98 80 78 57.

Responsable technique Marne et Aisne : Tom Boury, 06 98 80 81 06.

DÉCRYPTAGE : L’ENJEU DU CSP

Applicable depuis le 1er janvier 2021, le Conseil stratégique phytosanitaire (CSP) est une nouvelle obligation réglementaire, nécessaire pour renouveler son Certiphyto, qui s’applique à toutes les exploitations agricoles, ou presque…

La loi EGA (États Généraux de l’Alimentation) promulguée le 30 octobre 2018 est à l’origine de nombreuses évolutions récentes en matière phytosanitaire. Outre la séparation des activités de vente et d’application des produits phytosanitaires avec les activités de conseil (lire ci-dessus), cette loi instaure le CSP, une nouvelle forme de conseil obligatoire.

Ce conseil stratégique vient en complément d’autres formes existantes. Le conseil de sécurité correspond au conseil réglementaire (doses, mélanges, protection de l’utilisateur…) délivré par le vendeur de produits phytosanitaires au moment de l’achat. Le conseil de préconisation est lié à l’utilisation des produits (choix, conditions d’application…), délivré par un conseiller indépendant de la vente, il doit être accompagné d’une trace écrite et mentionner des alternatives à l’utilisation des produits préconisés. Le conseil stratégique est lui aussi indépendant de la vente, basé sur un diagnostic, il est comparable à un conseil annuel.

Un enjeu, la réduction des phytos

Le diagnostic réalisé dans le cadre du CSP doit permettre au conseiller de connaître le fonctionnement et l’organisation de l’exploitation, d’évaluer ses pratiques culturales, en particulier l’utilisation des produits phytosanitaires d’un point de vue qualitatif et quantitatif, ce qui impose le calcul des IFT de l’exploitation, et enfin d’identifier les enjeux environnementaux et de santé. Le conseil écrit doit reprendre la synthèse de ce diagnostic et le plan d’action élaboré en concertation avec l’exploitant. Celui-ci doit prendre en compte pour chaque levier identifié : les conditions de réussite et les points de vigilance (matériel, coût, débouché, organisation et temps de travail), préciser les objectifs de mise en œuvre et les échéances, et si possible estimer l’effet attendu du levier sur la réduction d’utilisation ou l’impact des produits phytos.

Qui est réellement concerné ?

Ce conseil est obligatoire pour toutes les entreprises utilisant des produits phytosanitaires, il sera demandé pour le renouvellement du Certiphyto ‘Décideur en Entreprise Non Soumise à Agrément’ (DENSA). 2 conseils stratégiques phytos CSP doivent être espacés au minimum de 2 ans et au maximum de 3 ans. La mise en place de cette obligation sera progressive (illustration ci-dessous), aucun CSP ne sera demandé avant 2024.

Des exemptions sont prévues pour les exploitations certifiées Agriculture Biologique ou en cours de conversion sur la totalité de leur surface, ainsi que pour les exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale (certification environnementale de niveau 3). Les exploitants dispensés de Certiphyto (car faisant appel à un prestataire de services et sans facture de produits phytos) ne devraient pas non plus avoir besoin de ce conseil stratégique. Enfin, les exploitations viticoles de moins de 2 hectares pourront se contenter d’un seul CSP par période de 5 ans.

CAVC

Contacts :

Chambre d’agriculture de l’Aisne

03 23 22 50 50 – communication@aisne.chambagri.fr

Chambre d’agriculture de l’Aube

03 25 43 72 72 – contact@aube.chambagri.fr

Chambre d’agriculture de la Marne

03 26 64 08 13 – accueil-chalons@marne.chambagri.fr