RÉGLEMENTATION

Focus sur l’étiquetage du champagne

Focus sur l’étiquetage du champagne

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L’ÉTIQUETTE AU CŒUR DE NOMBREUX COMBATS SYNDICAUX

L’étiquette est avant tout pour les vignerons un outil marketing qui permet de présenter et valoriser leurs vins. Les règles qui entourent les mentions qui doivent et peuvent y figurer font depuis toujours l’objet de discussions intenses entre les pouvoirs publics et les professionnels. Le débat qui anime ces discussions porte principalement sur la protection des consommateurs. Les pouvoirs publics ont de plus en plus tendance à avoir une vision large de la protection des consommateurs et imposent de nouvelles mentions sur l’étiquette. L’un des derniers exemples en date est l’information sur les dangers de la consommation d’alcool pour les femmes enceintes. Avec l’obligation d’apposer un logo et désormais la volonté d’agrandir les tailles de ce logo. Un autre exemple d’actualité est la proposition de Bruxelles d’étiqueter la valeur énergétique (calories) et les ingrédients.

Le secteur du vin, la Fédération européenne des vins d’origine (EFOW), la CNAOC et le SGV sont à chaque fois présents dans ces discussions et veillent à défendre les intérêts des vignerons. Avec une ligne de conduite qui est la suivante : oui à des informations obligatoires sur la présentation du produit pour permettre au consommateur de faire son choix, non à des informations non essentielles que le consommateur peut, s’il le souhaite, retrouver sur d’autres supports que l’étiquette (par exemple la liste des ingrédients sur un site Internet) et enfin non à la multiplication des mentions sanitaires qui visent à encadrer les comportements parce que ce n’est pas le rôle d’une étiquette.

Les négociations sont toujours complexes car souvent, d’autres intérêts sont en jeu. Le dernier exemple en date est celui du plan Cancer. Le Président de la République a entendu les inquiétudes du secteur et s’est opposé à une taxation supplémentaire sur les vins. Il a par contre déclaré vouloir donner des « repères de consommation plus visibles et lisibles aux consommateurs sur chaque produit ».

Pascal Bobillier-Monnot

Vous avez l’habitude d’exporter vos bouteilles, alors soyez attentifs !

Il est possible que la réglementation diffère d’un pays à un autre. À destination du Nouveau Monde et même dans certains pays membres de l’Union européenne, des mentions supplémentaires vous seront demandées, tandis que d’autres devront obligatoirement être supprimées. A titre d’exemple, si vous exportez aux États-Unis, le logo femme enceinte est interdit et doit être remplacé par un message sanitaire en anglais, en toutes lettres et en caractère gras. Vous êtes invités à consulter les fiches export sur l’extranet du site du Comité Champagne qui comportent les précisions nécessaires et mises à jour.