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L’entraide en viticulture

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L’ENTRAIDE, UNE DÉMARCHE CONCRÉTISÉE PAR ANTONIN AUBRY ET PEGGY FARRONA

Treize kilomètres séparent leurs deux exploitations, et pourtant leur projet commun de conversion en bio les a amenés à mettre en place un contrat d’entraide. La société d’Antonin et l’exploitation de Peggy se sont rapprochées autour d’un échange de matériel et de main-d’œuvre. La démonstration par l’exemple avec ces deux vignerons accompagnés par le SGV dans cette démarche.

D’un côté une exploitation entre deux tailles, celle de Peggy Farrona, qui ne lui permet pas d’embaucher une personne à temps plein et qui rencontre des difficultés à trouver un prestataire « bio » dans son secteur. D’autre part une société, celle d’Antonin Aubry (membre du Groupe des Jeunes du Syndicat), qui avait besoin de rentabiliser son matériel et de réduire ses coûts en main d’œuvre saisonnière. Ces deux vignerons ont décidé de croiser leurs besoins et ils sont tombés d’accord sur un contrat d’entraide.

Pour eux, l’entraide présente l’avantage majeur de permettre la mutualisation des ressources humaines et matérielles. Pour Peggy, le métier de « vigneron est un travail solitaire » et tout particulièrement en ces temps de confinement. « Aussi, ce type de contrat représente un levier social, il favorise les échanges de connaissances et de compétences. » Pour Antonin, les exploitations ont dû s’équiper pour faire face aux nouvelles méthodes culturales. « L’entraide est une solution pour les viticulteurs ayant investi car elle permet d’amortir ces investissements. »

Dimension locale et bonne entente

Les deux vignerons mettent toutefois l’accent sur le principe de service de proximité. Pour eux l’entraide doit rester dans une dimension locale, au risque de se faire dépasser. Bien qu’il s’agisse d’une solution à long terme, cela doit rester une activité secondaire où la bonne entente est le maître mot, notamment au moment de l’élaboration du contrat. Il est impératif qu’il y ait une bonne compréhension de la part des deux parties quant au travail qu’impliquera ce type de contrat. Les jalons doivent être bien posés au départ pour éviter les risques de conflit par la suite.

Pour ce faire, des outils existent et sont disponibles sur le site du SGV : le contrat, sur lequel « il ne faudra pas hésiter à tout détailler, pour éviter les surprises » ; la notice qui vous accompagnera dans la rédaction du contrat. Et enfin le barème utile et nécessaire destiné à chiffrer des équivalences d’échange « main d’œuvre contre matériel » ou entre différents types de matériels.  « Il ne faut pas hésiter à s’approprier ce barème selon son propre matériel et éventuellement le coupler avec d’autres barèmes existants si besoin », précise Antonin.

Alix Loiseau et Gaëtan Batteux, SGV