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Le SGV en soutien à la commercialisation

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Le bon moment pour les champagnes de vignerons

Patrick Taffignon pilote le Pôle des marchés et de l’innovation au SGV. Pour lui, la crise sanitaire a accéléré une tendance de consommation particulièrement favorable aux champagnes élaborés par les vignerons.
« Le consommateur choisit habituellement son champagne selon deux biais : la marque à laquelle il reste plus ou moins fidèle, et le prix. Pour nous, Champagne de Vignerons, ce n’est pas forcément très intéressant de se positionner dans un marché hyper compétitif uniquement par le prix, d’autant qu’il n’est pas créateur de valeur et n’encourage pas la fidélité ; c’est ce qu’on constate dans le low cost par exemple.
Si le marché continue encore à fonctionner sur ces deux items que sont la marque et le prix, on voit clairement de nouvelles tendances se confirmer, notamment avec la crise sanitaire, et nous sommes dans la bonne temporalité pour pouvoir commencer à en profiter et capitaliser dessus.
Ces tendances peuvent se résumer par l’envie de proximité. Le consommateur devient locavore, ce qui répond à des préoccupations environnementales mais aussi de sincérité et d’incarnation.
Désormais, celui qui fabrique devient un créateur de valeur peut-être plus fort que ce que peut faire une marque, et ça c’est totalement nouveau.
Il y a un besoin d’incarnation, un besoin de produits qui transpirent l’humanité et le travail. Le vigneron transporte ces valeurs prisées du public.
Un produit élaboré dans des conditions de sincérité et de proximité, qui est partagé par un artisan en relation avec la nature, devient beaucoup plus singulier qu’un produit porté par une marque qui existe depuis longtemps, et qui finalement ne présente plus grand chose de nouveau.
Ce qu’on constate dans tous les segments du luxe ou des produits dits “premium” aujourd’hui, c’est un besoin de proximité, accompagné par un discours de vérité qui tendent à compléter les tactiques traditionnelles du marketing et de la communication. »