CERTIFICATION

Haute Valeur Environnementale : label en chantier

Haute Valeur Environnementale : label en chantier

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Denis Velut : « Un durcissement en adéquation avec les règles de la PAC »

Denis Velut, corapporteur de la commission Qualité et développement durable du Comité Champagne, analyse l’évolution de la démarche Haute Valeur Environnementale en rappelant sa genèse.

« La HVE est issue de deux démarches successives. À l’échelle nationale, le monde agricole s’est structuré autour de l’association Farre (Forum des agriculteurs responsables respectueux de l’environnement), qui a promu les certifications « Agriculture raisonnée ». Mais ces dernières ont été abrogées par décret en octobre 2013. Cette disparition a « entériné le passage définitif de l’agriculture raisonnée à la certification environnementale », selon les termes employés par le Ministère de l’agriculture à l’époque.

Dans le même temps, les Champenois, s’appuyant sur le référentiel « Viticulture raisonnée » – devenu par la suite « Viticulture Durable » –, se sont employés à élaborer une certification des bonnes pratiques champenoises : c’est la genèse de la Viticulture Durable en Champagne (VDC). Tandis qu’en 2011, le monde agricole publie sa charte HVE concernant l’ensemble des filières, la VDC adapte son référentiel pour le mettre en cohérence avec la certification nationale, largement promue par le monde viticole (qui représente 74 % des exploitations HVE en 2022), tout en lui adjoignant nos spécificités régionales. Un malaise subsiste pour les grandes cultures, pour lesquelles certains items ne sont pas adaptés, voire inaccessibles.

Et avec la révision de la certification, certains points ont été durcis, et le score de certains items a été revu à la baisse, avec parfois de nouvelles règles d’obtention. La voie B, qui représentait 10 % des effectifs, a été délaissée lors de la révision du référentiel, adoptée par 14 voix contre 8. Tout cela reflète une mise en adéquation avec les règles de la PAC, qui en se durcissant ajoute des contraintes, au risque de s’éloigner des pratiques culturales si rien n’évolue dans le plan de contrôle. »

Côté syndical, l’heure est à présent à la mobilisation : un moratoire est demandé par la profession viticole pour une adaptation de ces futures règles.